DE LOUIS XIV. LIV. XXI.
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jets. Ce Prince quitta l’Armée prefqu’auffitót qu’il eut pris Mortare. II ———mourut à St. Ya la nuit du treize au quatorze d’octobre. II avoit un vrai i6fS.mérite. La France perdit en lui un Allié conltant & fidèle. II avoit Quìxcy ,du goût pour la guerre, & quoi qu'il eût commencé fort tard à la faire, «»»■ P a S>il y avoit acquis une grande capacité. 24î>
La maladie & la mort de ce Prince mirent en mouvement le Com- Montgiat,te de Fuenfaldagne. II fit une tentative fur Valence, mais il trouva la à' 4-garnison lì bien préparée à le recevoir, qu’il fût contraint de s’en re- ''tourner bien plus vite qu’il n’étoit venu. II pensa ensuite à faire le liègede Bersello , Place du Modenois située fur le Pô. Mr. de Navailles, qui Quìncy ,avoit été chargé du commandement général, ne pouvoit secourir cette à. i. $ag.Place , qu’en traversant tout l’Etat de Milan, ou celui de Gènes, avec 244 *d’extrêmes difficultés. II alla fe poster fur le Tanare, comme s’il avoitvoulu le passer. Fuenfaldagne ne manqua pas d’accourir fur l’autrebord pour s’y opposer. Le Général François arrêta les Espagnols toutle tems qu’il lui' fallut pour faire venir des batteaux de Gazai à Valence.
Auffi-tót qu’ils y furent si fit embarquer huit cens hommes, qui, malgrédeux brigantins Espagnols, entrèrent dans la Place menacée.
L e Général Espagnol ne fe rebuta point. II voulut traiter les Etatsde Modène comme la France avoit traité l’année dernière le Mantoiian& le Monferrat. Navailles marcha du côté de Gènes pour s’oppofer àce dessein. Les Espagnols crurent lui barrer le chemin en fe postantderrière la Bormida. II surprit un Château qui lui ouvrit le passage ; ilarriva devant eux dans le Modenois, & y fit si bonne contenance, qu’illes força d’aller hyverner chez eux.
Cette fidélité L cette constance à défendre ses Alliés, méritoitdumoins autant une Médaille, que la prise de Mortare, pour laquelle onfrappa une. f t Voïés le
La Renommée fur un nuage embouche une trompette, & tient de N °- 3I -la main une Couronne murale. II est vrai que la Légende, R es inItalia FELICITER GESTJE, succès de la Campagne d’Italie, les expri-me en général; mais TExergue, M q r t aria capta, M. D C. L VIII.semble les déterminer à la prise de cette Place. N’auroit-on pas pû ajoû-ter, S O C 11 D E F E N S I, les Alliés défendus ?
Depuis la mort du Duc de Caudale, le Marquis de St. Aimais Avantagescommandoit en Catalogne, en attendant que le Duc de Mercosur y ar- ^La
rivât. Ce commandant n’attendit point son Général. De lui-même, ou ta iogne.avec permission de la Cour fur ses répréfentations, il assembla tout ce Quincy ,qu’il y avoit de troupes dans ces cantons , & entreprit le siège de Campre- tom - I - P a i ♦don, petite Ville de Catalogne entre Gironne & Puicerda. II efpéroit de ^fântglatla prendre en huit jours. Le Marquis de Mortare assembla aussi toutes ses tam . 4 . p a g.forces , mais avec tant de secret & de promptitude, qu’il fondit sur lui 19;.lorfqu’il Pattendoit le moins , enleva un de fes quartiers, mit dans lesautres le désordre & la confusion, & le contraignit de se retirer. LeDuc de Mercosur n’arriva que vers la fin d’août, un mois après cet-Ttjìti. II. I i i te dif-