H I S T O I R E
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Histoire de lafaix des Pi-renées , p, jooCorps diplo-matique ,tom. 6. part,2. f. L??.
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„ d’hommes, d’armes, munitions, vivres, vaisseaux, ni argent, fous„ aucun prétexte, ni aucune autre chose que ce soit ou puisse être,„ par terre ni par mer , ni en aucune autre manière ; comme aussi de„ ne permettre qu’il se fasse des levées en aucun endroit de ses Roïaumes„ & Etats, ni d’accorder le passage à aucuns , qui pourroient venir d’au-„ tres Etats au secours dudit Roïaume de Portugal
Ces longs raiíbnnemens íignifìoient précisément qu’on n’avoit pointassez à cœur la liberté des Portugais pour continuer la guerre en leurfaveur, & pour se priver des avantages, que l’on pouvoit tirer de leurabandonnement. Pour les offres qu’on avoit faites, on étoit sûr qu’ellesne seroient point acceptées ; íi elles l’avoient été, on n’auroit pas man-qué de moyens de s’en dégager. Les deux Rois, comme il arrive d’or-dinaire, se payèrent l’un à l’autre les plaisirs qu’ils se faisoient, & se lespayèrent aux dépens de ceux de leurs Alliés dont ils avoient moins àespérer, ou à craindre.
Les deux Ministres étendirent leurs foins pacifiques à toute l’Euro-pe. Tous les Alliés des deux Couronnes purent être compris dans letraité. Ils convinrent de Rappliquer de concert à faire cesser la guerredu Nord, à réconcilier entièrement les Cantons des Suisses Catholiques& Protestans, à pacifier les différends des Grisons, au sujet de la Val-teline , à prévenir les causes de rupture, que pourroient commettre lesPrinces d’Italie. Ils convinrent, que les deux Rois interposeraient deconcert leurs offices & supplications auprès du Pape, pour obtenir delui, qu’il eût pour agréable de faire terminer fans délai, par accord , oupar justice, le différend que le Duc de Modène avoit depuis fi lóng-tems avec la Chambre Apostolique touchant la propriété & possession desvallées de Commachio. „ Ne doutant point, ajoutoient-ils, de lasou-„ veraine équité de Sa Sainteté, qu’elle ne -refusera pas la juste satisfac-„ tion, qui est dûë à un Prince, dont les Ancêtres ont tant mérité du„ St. Siège, & lequel, dans un très considérable intérêt, a consenti„ jusqu’ici de prendre ses parties mêmes pour ses Juges.
„ L e s deux Seigneurs Rois, continuoit-on, par la même con-„ sidération d’arracher la semence de tous les différends, qui pourroient„ troubler le repos de l’Italie, font aussi convenus, qu’ils interposeront„ leurs offices auprès de Sa Sainteté, jusqu’à ce qu’ils axent pû obtenir„ d’elle la grâce, qu’ils lui ont assez souvent demandée en faveur du„ Duc de Parme, qu’íl eût la faculté d’acquiter en divers intervalles con-„ venables de tems la dette, qu’il a contractée envers la Chambre Apos-„ tolique en la même manière de différens intervalles, & que par ce„ moyen , & avec Rengagement, ou aliénation de partie de ses Etats„ de Castro & de Ronciglione, il puisse trouver l’argent, qui lui est né-„ cessaire , pour conserver le reste desdits Etats. Ce que leurs Majestés„ espèrent de la bonté de Sa Sainteté, non moins pour le désir qu’el-„ le aura de prévenir toutes les occasions de discorde dans la Chrétienté,„ que de fa disposition à favoriser une Maison, qui a tant mérité du„ Siège Apostolique C’e'-
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