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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1661.

Jclontpeyifìer,tom. pag,

MS-

Applicationde Loûisquatorze.MotUville ,tom, 5. pag,179.

Jdontglat ,tom. 4. pag.260.

Célébrée pardes Médail-les.

t Voïez le

K". I.

ner avec deux de ses femmes, un Valet de chambre & quelques Pa-ges du Roi, & ne revint qu’à deux heures de nuit ; on crut qu’elle s’é-toit sauvée.

En se séparant de Mademoiselle de Montpensier elle fit des crisépouvantables. L’amour, la jalousie en étoit la source. Madame , veuvede Gaston , avoit compté pour rien de laisser sa fille & son neveu se pro-mener tous les jours ensemble. 11 n’y avoit que l’absence & le temsqui pussent guérir cette inclination. Elle avoit été si vive, que lors-que cette jeune Princesse avoit sû que le Duc de Lorraine pensoit àdonner son neveu à sa sœur aînée, elle l’étoit allé trouver, s’étoit jet-tée à ses genoux , & lui avoit dit. „ Mon Oncle, vous ne songez pas„ à ce que vous faites de donner vos Etats à vôtre neveu pour lui fai-„ re épouser ma sœur. Elle est fière & glorieuse ; elle croira vous faire„ trop d’honneur de les recevoir ; elle vous en chassera lorsqu’elle en„ sera la maîtresse ; elle n’aura aucune considération pour vous ; si„ vous voulez me donner vôtre neveu, je vivrai avec vous d’une nia-„ nière bien plus soumise ; ainsi je vous prie de rompre l’affaire de ma„ sœur & de penser à la mienne ; vous ne manquerez pas de prétextes„ pour sortir de vos engagemens Elle ne s’étoit point rebutée dupeu de succès de ses avances ; elle étoit retournée souvent se jetter àtes pieds & avoit répété les même§ complimens. Elle avoit été aussidans la Chambre du Prince Charles, son Amant, & lui avoit dit plusd’une fois, screz-vous assez lâche pour m’abandonner , & me préférerez-vous une fortune? La Cour de Toscane n’ignora aucune de ces démar-ches. On peut juger de quel air on y vit arriver cette Princesse, & si tantd’écarts, suivis de mauvaises manières, ne rendirent pas son Epoux insen-sible aux charmes de fa beauté.

Louis quatorze aimoit peu le séjour de Paris ; il y demeuroit le moinsqu’il pouvoit. Avant la fin d’avril il se rendit à Fontainebleau, il y reçutl’hotnmage du Duc de Lorraine pour Je Duché de Bar. Chaque jour ilétoit cinq ou six heures dans ses Conseils ; souvent il entretenoit ses Mi-nistres en particulier, pour voir s’ils ne lui parleraient point autrement quedans le Conseil ; il se faifoit lire toutes les Lettres des Ambassadeurs, il y ré-pondoit lui-même. Soit flatterie, soit vérité, on paraissait admirer de plusen plus fa grande capacité.

On frappa quatre Médailles pour transmettre à la postérité, commequelque chose de sort extraordinaire, la mémoire d’un Roi qui vouloitbien prendre la peine de gouverner par lui-même. La prémière réprésen-toit le Monarque François sous la figure d’Apollon. 11 est assis sor unglobe, marqué de trois fleurs de Lys. De fa main droite il tient un gou-vernail, pour marquer qu’il conduit tout lui-même; de fa gauche il tientune Lyre, qui exprime la parfaite harmonie de tous les Ordres du Roïaume.La Légende, ordo et félicitas, & l’Exergue, Rege Imperiicuras capessente, signifient, le Roi prenant en main les rênes de PE~tat j Porche r u la félicité smt commencé â’y régner, f

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