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Tome troisieme.
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1664 -

Oeuvres deFouquet ,tom.q, pag- 7

Ibìd. pag. i;& 17 '

140 HISTOIRE

! rant les vacations entières du dix-neuf, vingt & vingt & un de septem-bre, depuis lìx heures du matin jusqu’à six heures & demie du soir; &toutefois l’inventaire fait à Fontainebleau établit le même Sieur CoL-bert comme présent durant les mêmes jours, & par-là on peut connoî-tre quelle foi on peut ajouter audit inventaire de Fontainebleau & aureste de la procédure faite par le Sieur Colbert.

L a description des papiers est absolument défectueuse. On s’est con-tenté d’en parapher quelques-uns, les autres ont été inventoriés en gros,■ fans exprimer leur nombre. On dit que certaines liasses íònt de consé-quence , que d’autres peuvent servir d’éclaircissemens , & néanmoinson n’exprime ni le nombre, ni la qualité des papiers qu’elles contien-nent ; elles ne font point paraphées, tout est demeuré entre les mainsde Foucault, qui a eu le pouvoir de soustraire celles qu’il a voulu, &d’en supposer d’autres.

O n dit que d’autres liasses contiennent des pièces en partie inutiles.II n’est pas au pouvoir des Commissaires de juger si des pièces peuventservir, ou non. En tout cas, puisque par leur propre confession unepartie étoit utile , ils étoient obligés d’en faire la description & le pa-raphe , & d’en cotter le nombre.

C e qui rend lesdits défauts & nullités plus importantes, c’est que tou-tes ces pièces, qui contiennent l’instruction toute entière de l’administra-tion du suppliant, & qui ont été ainsi inventoriées en gros, fans nom-bre & fans paraphe , ont été diverties, fans qu’il ait pû savoir ce qu’el-les font devenues ; & quand on lui répréfenteroit des pièces de pareil-le qualité, pourroit-il s’assûrer que la réprésentation fût entière , puis-que le nombre n’a point été exprimé dans l’inventaire „ & qu’elles n’ontpoint été paraphées ? Pourroit-il même s’assûrer qu’elles ne fussent pointsupposées ? -

Po ur laMaifon.de St. Mandé le Lieutenant Civil eût d’abord or-dre d’y mettre le scellé & d’y faire l’inventaire. Le Sieur Colbert fitnommer d’autres Commissaires púur mettre le scellé; & comme ceux-là n’étoient pas tout-à-fait à fa dévotion, il en fit encore nommer d’au-tres pour faire l’inventaire ; ils eurent ordre de fe servir de Foucaultpour Greffier de Commission. A cet inventaire on n’appella aucunsPaïens, Commis, ni Domestiques du suppliant, ni aucun des Substitutsdu Procureur-général, ou autre personne pour défendre ses intérêts.On n’eût aucun égard aux oppositions de ses Créanciers, elles furentrejettées ; on leur dit qu’ils dévoient se retirer par devers le Roi & seconfier absolument à la Religion des Commissaires. La visite de cetteMaison de St. Mandé fût tellement conduite , qu’un grand Cabinet rem-pli de papiers fût .ouvert & laissé seul à la discrétion du Sieur Colbert,tandis que les Commissaires visitoient les soûtgrreins. Le même Col-bert , en multipliant les procédures, se ménagea trois nuits entières ,pendant lesquelles lui & Foucault son Ministre , qui avoit la garde duSceau, du Cachet & des clefs, sont entrés dans le Cabinet tenant au

Parc