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Tome troisieme.
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h i s ï o i n

1667.

D’ EJirades ,tom. 4, pag.8-

Ibid. pag.

aj.

Ibid. pag.48 -

Le Clerc ,tom. 5. pag,170.

D’Estrades ,fom. 4. pag.>8-

7 £wí. pag.407.

Le Clerc ,f «w. M>«g.

197.

MémoiresHistoriquesU Chrono-logiquesCorps Di-plomatique ,/»»/. 7. .Pari.1. pag.Quincy, tom.1. pag. 275.Ricncourt,tom. a, pag.S6S.

Domination d’Espagne. Ce piège étoit facile à éviter ; on leur en dressaun autre. Us avoient écrit à ce Prince pour le presser de consentir quela paix se traitât en lieu neutre, parce que les Rois leurs Alliés le souhai-toient ainsi. 11 leur répondit, que persuadé de la sincérité de leurs dé-sirs pour la paix , & pour manifester la véritable inclination qu’il avoitde s’unir plus étroitement avec eux pour l’avancement de la ReligionProtestante, non-seulement il consentent à faire le traité dans un lieuneutre où leurs Alliés se pussent rendre avec honneur & sûreté ; maisque pour jetter les fondemens d’une confiance mutuelle à l’avenir, &obvier aux délais & obstacles que la nomination de tout autre lieu pour-roit causer, il avoit résolu d’envoïer ses Ambassadeurs à la Haïe, assu-rant qu’ils s’y trouveroient avant la fin de février , pourvu qu’on leurenvoïât à tems les passeports nécessaires.

On eût grand soin de répandre dans les sept Provinces des copiesde cette Lettre. Les peuples flattés de la déférence que ce Monarqueavoit pour eux, loin de voir Partifice de cette proposition y applaudirent,& crièrent de tous côtés qu’il falloit l’accepter. 11 arriva même que plu-sieurs Membres des Etats pensèrent à cette occasion & parlèrent commeles peuples, II n’en fût pas de même à la Cour de France; on se résolutà n’y point consentir à quelque prix que ce sût. Outre que par-làP Angleterre auroit eu un honneur qu’on ne vouloit absolument point luicéder , on ne doutoit pas que cette nomination n’eút pour but de sejoindre à la Faction d’Espagne , à celle du Prince d’Orange pour perdrele Pensionnaire, qui étoit le noeud de l’union qu’on avoit actuellementavec les Etats-Généraux, & le fondement de l’espérance qu’on avoit dela conserver , malgré les entreprises qu’on méditoit.

L e Comte d’ftstrades requt les ordres les plus précis de s’opposer àcette proposition. Lui & le Pensionnaire eurent besoin de tout ce qu’ilsavoient de crédit & d’adresse pour faire revenir les esprits. Au-lieu de laHaïe, on proposa Maestricht, Breda , ou Bois-le-Duc ; on s’arréta à laseconde de ces Places. Les Conférences s’y ouvrirent au mois de mai.La paix fût signée le trente & un de juillet ; les ratifications échangées levingt-quatrième août. La France s’obligea de rendre la moitié de l’islede St. Christophle & les Isles d’Antigoa & Mont'arat & toutes les au-tres qui pourroient avoir été conquises avant ou après la signature dutraité, à condition que l’Angleterre restitueroit le Païs appelle l’Acadie,situé dans l’Amérique Septentrionale.

L e traité avec la Hollande Jaissoit les deux parties en possession detout ce qu’elles occupaient le vingtième de mai de la présente année.On imposoit la même loi aux Particuliers des deux Etats. Tout ce qu’ilsavoient pris l’un fur l’autre avant & pendant la guerre étoit déclaré debonne prise & exempt de toute recherche. Le Droit de Pavillon & deSalut étoit assûré à l’Angleterre. La République devoit envoïer à Lon-dres des Ambassadeurs pour le règlement du Commerce des Indes. Onlui rendoit Surinam, à condition que les Anglois établis dans cette Co-lonie