HISTOIRE
272
1667.
-j- Voïez le
N # . XL.
Négociationsen Hoilande.T)’Estrades ,tom. 4 . pag,342 -
Le Clerejom.
r-â- 's--
Ou d en arde fût aussi honorée d’une Médaille. On y voitMars, quimet fur la tête de l’Himenée une Couronne murale. La Légende ,Mars Hymenjei y index, exprime , que le Dieu de la Guerre van-geoit ÏHimenée des injustices qu!on lui avoit faites . f
L’A c a d e m 1 e dit à cette occasion, que la prompte réduction de plu-sieurs Villes avoit dû apprendre aux Espagnols que le Roi étoit enétat de se faire la juíìíce qu il leur avoit demandée ; qu’ils s’opiniâtrè-rent pourtant à la lui refuser ; que Sa Majesté pour punir leur obstina-tion entra plus avant dans le Païs, & fit assiéger Oudenarde, par unepartie de son Armée.
I l est vrai qu’on avoit négocié même au camp devant Douai ; maisles Espagnols ne s’en étoient point mêlés ; ainsi ce n’étoit point pour pu-nir leur obstination qu’on ajoutoit conquêtes fur conquêtes. L’Ambassa-deur des Etats-Généraux , par Tordre de ses Maîtres, fàisoit de continuellesinstances pour qu’on calmât leur inquiétude par une déclaration de cequ’on souhaitait pour s’accommoder au sujet des droits de la Reine. LeMémoire du quatre juillet au Comte d’Estrades , expliquera mieux cecique je ne pourrois le faire , & fera connoître qu’il ne tint point à la Hol-lande que son union avec la France ne subsistât.
„ Le Sieur Van Beuningen aïant continuellement & pressamment in-„ sisté pour obliger Sa Majesté à s’expliquer confidemment aux Etats ,„ ou du-moins au Sieur de Wit, des conditions dont elle voudroit„ bien se contenter pour faire un accommodement entr’elle & les Es-„ pagnols, réprésentant qu’il ósoit répondre qu’il ne tiendroit qu’à el-„ le, en convenant de ces conditions avec ses Maîtres, d’attacher pour„ jamais inséparablement leurs intérêts à ceux de cette Couronne , &,, que pourvû qu’ils pussent être assurés que Sa Majesté n’a pas l’inten-„ tion de faire la conquête entière des Païs-Bas, & veut bien se conten-„ ter de quelque portion desdits Païs, qui ne puisse pas donner par le„ trop grand voisinage un juste sujet de jalousie aux Etats, ils s’em-„ ploieront prémièrement auprès des Espagnols par tous les moïens les„ plus efficaces que l’on pourra s’imaginer, pour les porter à accorder„ à Sa Majesté les mêmes conditions dont on fera demeuré d’accord„ ensemble. Et en cas de refus de la part des Espagnols, les Etats se„ joindront à Sa Majesté pour les y contraindre par la force , faisant„ valoir alors dans toute son étendue l’obligation contractée par les„ Etats au traité de mille six cent soixante-deux de garantir tous les droitsM de Sa Majesté ; offrant de plus ledit Van Beuningen d’aller lui-même ex-„ près en Hollande pour porter ses Maîtres à ce qui vient d’être dit.
„ Toutes les Lettres qu’il a reçues depuis quelque tems du Sieur„ de Wit lui confirment la même chose ; c’est-à-dire qu’il ne tient qu’au,3 Roi, en pratiquant l’expédient qu’on propose , d’engager absolument,„ & pour toûjours , les Etats dans tous ses intérêts. Et quoiqu’il y ait^ beaucoup de puissantes raisons qui dissuadent Sa Majesté de ce dont„ on la presse, tant pour ne pas voir jusqu’ici- que les Espagnols soient
disposés