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Tome troisieme.
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DE LOUIS XIV. LIV. XXX. 279

fez d’infanterie pour faire des sièges considérables & garder les Places 1 m» mot»

qu’on auroit prises. Que si on vouloir accorder une suspension d’armes 1667.

jusqu’au mois de mars, il ne doutoit pas du succès. Qu’il n’y avoir plusde rems à perdre ; que 11 on relu foi r la bonne volonté , que les Etatsavoient de s’emploïer à la paix , ils fer oient persuadés avec raisonqu’on vouloir conquérir tout le païs. Qu’il ne seroit plus tems poureux de se précautionner lorsqu’ils verroient les Armées Françoises furleurs frontières ; qu’ils se trouveroient dans le même désordre où étoientles Espagnols. Que pour éviter un tel malheur , ils envoïoient vers tousles Rois & Princes pour les prier de se joindre à eux pour procurer lapaix à la Chrétienté ; & en cas qu’on ne la pût faire , pourvoir cha-cun à sa sûreté. Qu’il ne pouvoit pas non-plus conseiller à ses Maîtresde refuser la proposition des Espagnols, en cas qu’on voulût continuerla guerre. Que jamais les Etats n’eussent pris cette voie, si on avoit euassez de confiance en eux pour les accepter pour Médiateurs ; mais quevoïant qu’on avoit d'autres pensées , & qu’on ne répondoit rien furcette matière , ils avoient sujet de prendre leurs mesures.

Le Pensionnaire assûra au même tems, qu’il étoit disposé à porterses Maîtres à demeurer inséparablement attachés à la France , selon lesconditions proposées ; mais que ne les pouvant obtenir, il falloit denécessité que les Etats cherchassent des sûretés, avec des Alliances quiles pussent mettre à couvert de la grande puissance qu’ils redoutoient.

Le Comte d’Eítrades en rendant compte de ce discours dit; „ Par cet- n’EJìradef,te réponse , & par les dispositions que je remarque dans les esprits „ tom. pag.des Villes, vôtre Majesté jugera bien que dès que les Etats auront „perdu l’espérance d’un accommodement , ils prendront leur parti

Quelqjue choqué qu’on fût de la disposition où étoient les Etats des’oppol’er aux conquêtes, qu’on avoit peut-être dessein de continuer , prières*& des espèces de menaces qu’ils faisoient de chercher d’autres Alliances, propositions,on se hâta de leur donner quelque satisfaction en s’expliquant fur lespropositions qu’ils avoient faites. Le Comte d’Estrades, en réponse àsa dépêche du dix-sept de septembre , reçut un Mémoire daté du vingt-sept du même mois; on y acquiesçoit aux inclinations des Etats; maison y joignoit des demandes incidentes, propres à empêcher une promp-te conclusion.

Ce Mémoire portoit en prémier lieu , que fur le cas avenir & îoxt lbid.pag,^.incertain de la mort du Roi d’Espagne sans enfans, Sa Majesté agréoit& acceptoit entièrement la proposition qu’avoit faite le Sieur de "Wit, &en passeroit & figneroit dès à présent les traités qu’il avoit proposés.

En second lieu , que moïennant les conditions réciproques offertesde la part des Etats touchant raccommodement, Sa Majesté consenti-roit à se contenter pour sa satisfaction du Duché de Luxembourg, deCambrai, de Douai, d’Aire, de St. Orner, Bergues & Fumes, avecleurs Baillages, Châtellenies & dépendances ; de raser Charleroi, & derendre au Roi d’Espagne toutes les autres Places & Païs, en considéra-