DE LOUIS XIV. LIV. XXX. 287
demeurerait uni avec la France ; qu’on déclarerait à PAmbassadeur d’Es- nnHmmw a
pagne que les Etats vouloient la paix; que les propositions de la France 1667.étoient raisonnables, & qu’ils le serviraient de toutes les voies les plus D’Ejhaaei ,efficaces pour les faire accepter. La plupart des autres Provinces prirent *°™- *>•d’autres sentimens, & se laissèrent aller aux cabales des Anglois, des tom.
ennemis du Pensionnaire & des amis du Prince d’Orange. Telle étoit la 3. pag. 214.
situation des affaires & des esprits à la fin de cette année ; on y revien-dra après qu’il aura été parlé de quelques événemens, qui ne doivent pasêtre omis dans cette Histoire.
L’ADMiNisTRATiONde la Justice est l’objetle plus digne dePatten- Affaires în-tion du Souverain. On s’appliqua à réformer la longueur des procédures , térieures daqui épuifoient les plaideurs, & forçoient ceux qui étoient hors d’état |°for^ e t ' iorld’en soutenir la dépense de renoncer à leurs droits. Le Chancelier & les à Code Ci-principaux Membres du Parlement avoient été chargés de cette réforma- vil.tion. Ils publièrent un nouveau Code, qui diminua ce mal ; mais qui VudeCoi-n’en a pas tout-à-fait délivré. ^
O n frappa une Médaille pour honorer cette réformation f Le Roi + Foïez leassis fur son trône tient une balance ; la Justice debout lui présente son jN’ 0 . XL 111 .épée. La Légende, Litiumsériés rescisje , & PExergue, No-vo Codice lato; signifient , que le nouveau Code a abrégé les pro-cédures.
Selon PAcadémie des Inscriptions „ de toutes les Ordonnancesdu Roi il n’y en a point de plus utile à l’Etat, que celle qu’il a faite pour „la réformation de la Justice. Les longueurs & la multitude des pro- „cédures donnoient lieu à des chicanes fans fin , qui ruïnoient les „
Î iarties & rendoient les procès immortels. Sa Majesté, pour arrêter „e cours d’un si grand désordre , fit assembler les principaux Ma- „gistrats de son Conseil & de son Parlement ; ils examinèrent avec „soin les différentes Ordonnances , & en composèrent une nouvelle , „qui retranche tous les abus “. On se plaint pourtant encore ; &il n’est que trop vrai qu’une affaire , qui pourrait être terminée pafun homme raisonnable en moins d’une heure ou deux , occupeplusieurs Juges , Avocats , Procureurs , des mois entiers. Les oc-cuperoit-elle s’ils n’y trouvoient pas leur profit ? Ainsi Punique , du-moins la meilleure réforme ferait de réformer ou la cupidité , ou lebesoin des Juges.
Les entreprises guerrières ne firent point de tort au goût qu’on avoit Les Arts fa-pour les Arts. Ce qui a le plus contribué à porter la Peinture & la voní ®*'Sculpture au haut point de perfection où on les voit encore aujourd’huien France, c’est la protection que Louis quatorze leur a donnée, &les gratifications fréquentes qu’il a faites à ceux qui les cultivoient.
Cette année, il fonda à Paris une Académie, qu’il composa des Pein-tres & des Sculpteurs les plus habiles, & ordonna que ce fût uneEcole publique, où l’on instruirait les jeunes gens qui auraient du gé-nie pour ces Arts. On établit des Professeurs, on propola des prix