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HISTOIRE
1671.
Commence-ment destroubles deHongrie.MémoiresHistoriquesgj' Chronolo-giques.Histoire desRévolutionsde Hongrie ,tom. 1.Edition de laHaie 1739.
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Desseins con-tre la vie del’Empereur.■ib. gag. z\q.
! croire à TEmpereur que l’Angleterre & la Suède prendraient le partides Etats-Généraux íì la France les attaquoit, & que ce seroit contreces trois Puissances qu’elle auroit à soutenir la guerre íì elle vouloit lafaire. Une erreur de cette nature n’anéantiffoit-elle pas le traité ? Si1 Empereur étoit inilruit, pouvoit-il de bonne-foi promettre qu’il lais-serait la France s’aggrandir par la conquête des Provinces-Unies, qu’ils’étoit engagé de défendre par un traité signé au commencement deTannée précédente. Peut-être, après-tout, que le Conseil de Vienneprévoïant que Tentreprise de Louis quatorze contre la Hollande soulè-verait & réunirait contre lui toutes les Puissances de T Eu r ope, d’au-tant plus infailliblement qu’elle seroit plus heureuse , crut devoir l’ylaisser s’engager, & la faciliter même par la neutralité qu’on lui pro-mettoit, & par la lenteur à fournir aux Etats-Généraux les secours dontils auraient eu besoin pour n’étre pas accablés. Cette politique étoitdes plus rafinées, & Pévénement en montra la solidité.
D’a 1 l l e u r s la Hongrie étoit extrêmement agitée , & on avoit toutsujet de craindre, que le Turc ne profitât de ces troubles pour s’em-parer au-moins d’une partie de ce Roïaume. Enfin ce Conseil vouloitménager la France, jufqu’à ce qu’il se vit fi bien appuie qu’il ne ba-zardât rien en se déclarant contr’elle. Ces affaires de Hongrie ont eudans la fuite une fi grande liaison avec celles de France , qu’il est àpropos d’en donner ici une idée générale.
Les Seigneurs de ce Roïaume souffraient depuis long-tems avec unegrande impatience que PEmpereur se saisit de toutes les Places, de ma-nière à faire juger qu’il avoit résolu de rendre cette Couronne hérédi-taire. Outre cette raison générale, plusieurs avoient des sujets particu-liers & personnels de fe plaindre. Le Comte Nadasti étoit au désespoirqu’on lui eût refusé la Charge de Palatin de Hongrie. Le Comte Pierrede Serin n’étoit pas moins irrité de n'avoir pû obtenir le Gouverne-ment de Carlstadt, qui Tauroit rendu tout-puissant en Croatie, dont ilétoit Vice-Roi.
Ces deux Seigneurs firent proposer au Grand Vizir de rendre leRoïaume de Hongrie tributaire de la Porte , qui demeurerait en posses-sion des Places dont elle s'empareroit , tandis que les Hongrois entre-raient dans les P aïs Héréditaires pour faire diversion. Serin offrit enson particulier un tribut annuel, pour la Croatie & la Stirie, au casque les Turcs voulussent l’aider à s’en mettre en possession. Le GrandVizir occupé de la conquête de Candie , reçut ces propositions avecbeaucoup de froideur ; il répondit en général qu’on ne les abandonne-rait pas, supposé qu’ils commençassent la guerre.
Sur cette réponse , les Mécontens, qui par eux-mêmes n’avoient pasasièz de forces pour se mesurer avec TEmpereur, pensèrent à d’autresmoïens de fe soustraire au joug qu’il vouloit leur imposer. Le plus lur& le plus court auroit été de s’en défaire. La mort de ce Prince auroit,à. ce qu’ils pensoient, causé une telle confusion dans TErnpire, &même
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