Band 
Tome troisieme.
JPEG-Download
 

393

HISTOIRE

1671.

Histoire del’Edit deHantes , tom.

s - m - 194.

On continuele desseincontre lesderniers.Ib.pag. 195 .N 200.

Ib.pag. aoi.

miliés , n’eussent favorisé secrettement le Ministre. Enfin il y eût Arrêtdu Parlement, qui ordonna, que l’approbation de deux autres Ministresseroit supprimée, avec défense aux Libraires de vendre ce Livre avecun témoignage qui portât le nom d’approbation. Le même Arrêt por-toit, qu’à l’avenir les Ministres donneroient seulement une attestation,que les Livres qu’ils auroieut examiné ne contenoient rien que de con-forme à leur Doctrine.

O n voit par cet Arrêt, que le dessein de ruiner , peu-à-peu, la Reli-gion Réformée continíioit de s’exécuter. Les principaux Membres |decette Religion , allarmés du péril dont ils étoient menacés, présentèrentune ample Requête, où ils exposoilnt leurs griefs. On ne la réponditpoint. Aïant remarqué plus d’une fois que le Conseil étoit plus sensibleaux plaintes publiques qu’à celles qui fe faifoient en particulier , ils lafirent imprimer. Deux ou trois de leurs Députés furent mis à la Bastilleà cette occasion. La Requête pourtant étoit modeste & soumise , & onn’avoit pas manqué de lui donner le tour fans lequel on ne pouvoitêtre bien reçu au Conseil, c’est-à-dire un tour de Panégyrique, où lesbelles & grandes qualités du Roi étoient détaillées & exaltées avecbeaucoup d’art & d’éloquence. Comme l’impreísion mettoit dans une es-pèce de nécessité d’y répondre, les Commissaires du Conseil dirent aux Dé-putés , que leurs remontrances 11’avoient point été reçues, parce qu’ilsavoient conclu , c’est-à-dire, parce qu’ilí avoient à la fin ramassé en peude mots ce qu’ils demandoient. Ils en présentèrent une autre sans con-clusion, au-lieu de laquelle, se prévalant de la Déclaration qui défendoitde s’établir dans les Roïaumes étrangers, ils demandoient au Roi commeune grâce, qu’il rendît l’habitation de ses Etats possible aux Réformés,afin qu’ils pussent obéïr à cette Loi, dont ils bénissoient la douce né-cessité.

Celle-ci fût reçue. Le Duc de Villeroi& le Tellier furent nomméspour en faire le rapport. II ne se fit point, & par tout le Roïaume oncontinua de leur donner les mêmes sujets de plaintes ; on leur ôta en-core plusieurs Temples; on les éloigna non-seulement des Charges, maison leur interdit encore les professions les plus indifférentes. Le Par-lement de Rouen défendit aux Maîtres Artisans Réformés de prendredes ouvriers Catholiques ; cette défense produisit un grand tumulte ; ilfallut la révoquer.

Fin âu Livre trente-âeuxième.

HIS-