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voient pas toujours durer ; ce qui avoit d’abord sauvé auroit causé une —.-
ruine certaine; épuisée bailleurs par les pertes qu’elle avoit fait, parle 1673.haut prix qu’on mettoit aux secours qu’on lui préparoit, il paroissoitimpossible qu’elle pût trouver les sommes nécessaires pour équiper uneFlotte capable de s’opposer aux préparatifs formidables qu’on faiíòit dansles Ports de France & de la Grande-Brétagne.
Cependant avant la íìn de cette année la France abandonna la La Franceplus grande partie de ses conquêtes, & ce ne fût point fans peine qu’elle abandonneen retira ses troupes. Le Roi d’Angleterre fût forcé par ses sujets d’a- de” Ho L
bandonner les engagemens qu’il avoit avec elle. L’Electeur de Cologne, i an d e .
l’Evêque de Munster se réconcilièrent avec l’Empereur. La guerre chan- Basnage,tom.
gea de Théâtre ; elle se fit dans la Flandre Espagnole & en Allemagne ; 2 - P a &- 4°9-de manière que les Etats-Généraux, qui y avoient été d’abord les lèulsintéressés , ne le furent plus qu’en seconds, & ne combattirent quecomme Auxiliaires. Ce changement fi surprenant n’arriva certainementpas par la faute du Vicomte deTurenne; on peut même assûrer qu’il neíèroit point arrivé, fi par imprudence ou par malice on ne l’avoit pas mishors d’état d’exécuter ses desseins & de continuer de vaincre.
L’Eeecteur de Brandebourg voïant tous ses projets dérangés par la Projets depénétration & Passivité de son ennemi, s’étoit retiré dans la 'Westphalie. l’Elccteur de! .1 y avoit été suivi, & s’étoit posté fous Francfort pour fe couvrir duMein, au cas qu’on voulût le suivre. 11 avoit outre cela dessein de pas- Turfnne,fer le Rhin pour s’aller joindre au Prince d’Orange, qui s’étoit avancé tom. s. pag.fur les bords de la Meuse. Ce dessein ne lui réussit pas mieux que tous "L»les autres qu’il avoit formés. II reprit alors le chemin par où il étoit ve-nu , tourna du côté de Cologne & de Munster pour ravager ces païs,y raccommoder ses troupes, & donner du secours aux Hollandois paría Frise, n’aïant pû le faire du côté du Rhin.
L e Vicomte comprit l’importance des vûës de cette marche & se hâ- Déconcertésta de les faire échouer. II arriva fort-à-propos pour soûtenir Van Galen P ar le Vi-Evêque de Munster, qui, forcé par son Chapitre, devoit remettra deux ju^nne?jours après toutes les Places où il avoit garnison entre les mains des Im- rurenne\périaux ; raffermi par le Général François, il envoïa un contre ordre ibìd.aux Commandans. L’Electeur outré de ce raccommodement assiégeaVerle , où il n’y avoit que quatre cens hommes de garnison. Le Gou-verneur soûtint trois assauts, & donna le tems à l’Armée Françoise devenir à son secours.
Le siège fût aussi-tôt levé. L’Electeur se retira auprès de Patberg, à ^? t ect e e “ rJa source de l’Eras, où il pouvoit aisément être secouru par Montécu- to a ut eculli, dont les troupes étoient étendues entre le Weser & les sources de contre,la Roëre & de la Lippe. Le Vicomte ne les laissa pas tranquilles dans V>ìa. pag,leurs quartiers. Le vingt-quatre janvier il fit passer le Marquis de Renel 229 ‘avec deux mille chevaux à Aremsberg fur la Roëre, & le suivit troisjours après avec le reste de l’Armée. II prit plusieurs Places avec au-tant de rapidité qu’on avoit fait l’année dernière fur les Hollandois ; Ul-
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