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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1673 -

Fondemensdececte ac-cusation.Basnagejom.». pag. 42j.

Les Hollan-dois repren-nent le des-sus.

Le Clercjom.}.. pag. }}6.Bafaage ,tom. 2. pag.441.

Ib. pag. 442.

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fans cela on ne pourroit rendre raison pourquoi ce Lieutenant Amiral au-roit négligé les François & se seroit joint à Ruiter avec le reste de sonEscadre pour fondre ensemble sur le Prince Robert. Selon la même ré-lation , le Comte d’Etrées laissa passer les huit vaisseaux Zéélandois quiTavoient attaqué , & leur donna la liberté de rejoindre leur Escadre. IIfeignit de ne comprendre pas ce que signifìoit le Pavillon bleu que le Prin-ce Robert avoit arboré à son mât de mizène , quoiqu’on fût convenu dansl’ordre de bataille que ce seroit un signal pour demander du secours.

Cette rélation si désagréable fût confirmée par le Sieur Martel Lieu-tenant - général, qui blâma hautement la manœuvre du Comte d’Etrées.Lui-seul s’étoit battu & l’avoit fait avec beaucoup de bravoure. Pen-dant près de deux heures il avoit eu affaire à cinq vaisseaux Zéélandois& les avoit fort maltraités. Les Capitaines de fa division ne vinrentpoint à son secours ; il leur en fit des reproches ; ils répondirent qu’ilsavoient eu ordre. Ce témoignage d’un Officier de la réputation de Mar-tel , suffit pour convaincre de faux toutes les rélations Françoifes, quiassûrent que le Comte d’Etrées passa au-travers des ennemis; qu’il rom-pit leur ligne , les poursuivit jusqu’à sept heures du soir , & que par faprésence il empêcha Ruiter d’attaquer le Prince Robert. Ce qui confir-me encore d’avantage le peu de vérité de ces rélations, c’est que Mar-tel , qui seul s’étoit battu, fût mis à la Bastille à son retour en France.

I l n’est guères possible de rendre raison des ordres qui paroissent avoirété donnés au Comte d’Etrées d’être simplement spectateur , & de lais-ser les Anglois & les Hollandois mesurer leurs forces & se disputer lavictoire. Peut-être qu’instruit de la disposition des peuples d’Angleter-re à forcer leur Roi de faire la paix, on ne vouloit pas contribuer àune victoire qui n’auroit pas empêché l’effet de cette disposition ; peut-être craignoit-on de n’être pas soûtenu si on s’engageoit, & que la ja-lousie & la haine des Anglois ne portât les Subalternes à manœuvrer demanière qu’on souffrit la plus grande perte.

Les Hollandois délivrés du danger qui les avoit menacés, & pres-que sûrs de leur paix avec l’Angleterre, pensèrent à se débarrasser desennemis qui les pressoient, & à faire fur eux quelques conquêtes. LePrince Maurice de Nassau avec huit Régimens d’infanterie & quelquesCompagnies de cavalerie avoit empêché les troupes de Munster de pé-nétrer dans la Frise ; il les avoit même battues en quelques rencontres.Ces succès le déterminèrent à entreprendre de les chasser de Swart-Sluys. 11 fût trahi ; l’ennemi averti de son dessein prit de justesmesures pour le faire échouer ; au-lieu de surprendre il fût lui-mê-me surpris & battu.

L’Èvêo_uE de Munster réveillé par cette entreprise se mit en Cam-pagne , & fit , à son ordinaire, des ravages épouvantables. 11 passadans l’Over-Issel & assiégea Coëwerden , qu’on lui avoit reprise à la finde Tannée précédente. Pour la prendre plus sûrement, il fit au-traversde la rivière du Vecht une forte digue, qui retenant les eaux les fit

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