«Le tour des dtudes dans la vieillo universitd dtoit beaucoup plus littd-raire que scientifique; on ne croyoit pas qu’en dohors des carridres d’ap-plication les Sciences physiques et mathdmatiqucs eussent quelque prix.C’esl lä une erreur aussi grave que celle des esprits Stroits et jaloux quiplus rdcemment ont soutenu que les dtudes littdraires ne pouvaient servirqu’4 l’homme de lettres. Je voudrois, pour ma pari, que les Sciencesphysiques et mathematiques tinssent dans l’dducation une place pour lemoins dgale 4 celle que l’on accorde aux etudes littdraires. La seulc ten-dance qui soit fatale en pareille matidre, c’est l’esprit industriel et utiii-taire, qui rabaisse egalement la Science et la littdrature, cet esprit qui afait croire 4 quelques hommes mediocres qu’on pouvoit dlever les ämeset former les caractdres en enseignant aux jeunes gens l’arpentage et lesprocedes de fabrication des bougies ou du savon. Quant aux dtudes scien-tifiques purement spdculatives, eiles contribuent au moins autant que lesdtudes littdraires 4 la culture intellectuelle, et peut-etre, si elles entroielitpour une plus grande part dans l’enseignement commun, corrigeroient-elles ce penchant fächeux qui porte l’esprit franfois 4 s’occuper plus dela forme que du fond mente des choses, et 4 prefdrer en tout l’appareiloratoire 4 la vdritd.u Rev. des deux mondes Avr. 1858.
Gedruckt in der Stämpflischen Buchdruckerei in Bern.