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mander pour gouverner les monastèresde cette ville : Alfere s’en acquitta avecsuccès ; mais l’amour de la solitudele porta de nouveau à se retirer au basd’un rocher affreux, en un lieu nomméCave , parce que c’étoit, en effet, unecaverne : il y fut suivi de 12 disciples ,dont il forma une communauté de sonvivant. Ce monastère devint, après famort, chef d’une célébré congrégation.On place son décès à l’an 1050 ; outreles statuts qu’ildressa pour ses disciples,il composa divers ouvrages qui ne sontpas parvenus jusqu’à nous.
Alfred d’Hildesheim. Ce savant em-brassa la vie religieuse au monastère dela nouvelle Corbie en Saxe : s’y étantdistingué autant par ses vertus sociales& religieuses , que par des talents &Cune science peu commune, il fut tiréd u cloître, pour être élevé sur la chaireépiscopale d’Hildesheim, dont il fut le4e. évêque : il composa en particulier,pour l’usage de son diocèse, un corpsde constitutions synodales, tirées d udroit canonique, &C des décrets despapes.
Alfred de Malmesbury. Aprèsavoir reçu son éducation au monastèrede Glastonne , il embrassa la réglé deSt. Benoit, en celui de Malmesbury,dont il fut fait abbé, puis évêque deCride, dans la province de ’Westsexe ,en Angleterre : il florissoit vers l’an 980,11 a écrit sur la nature des êtres, &c.Voye^ les actes des savants de Léipsic,fous fan 1702, pag. 282.
ALFRIC de Sc. Alban. En 11 50 il futreligieux, puis abbé du monastère de'St. Alban, eh Angleterre : il composaune liturgie à l’ulage de. ses confrères ;outre plusieurs autres ouvrages qui nefont pas parvenus jusqu’à nous. Mat-
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thieu Pâris parle de lui très-avantageu-sement, de même que Pi t feus Baleus, Ôcc.
ALFRIC, archevêque de í'aneorbery.
Voyez ìElfric í.
Alfkic, archevêque d'Yorck. VoyezjElfric II.
Alger de Cluny. Quelques écrivainsle font moine de la nouvelle Corbie, S Cle nomment tantôt Alger de Pyrmont ,tantôt Alger de Corbie : c’est une faute.11 est certain qu’il fut moine de Cluny.II naquit à Liege dans le ne. siécle, &eut des maîtres célébrés, sous lesquelsil fit de grands progrès dans les scien-ces : il tut d’abord diacre & écolâtrede l’église de St. Barthelemi : Osbert,son évêque, l’attacha ensuite à la ca-thédrale , en qualité de chanoine ; ils’acquit une telle réputation, que plu-sieurs évêques d’Allemagne tentèrentde l’attirer dans leur diocèse : préférantla vie eœnobitique à toutes les dignitésque son mérite pouvoit lui faire espérer,il se fit religieux dans l’abbaye de Cluny,en 1121, & y mourut avec la réputa-tation d’un homme très - saint &c très-savant, vers l’an 1130, Nicolas , cha-noine de Liege, en a fait l’éloge, du vi-vant imême d’Alger, Dom Mabillon l’afait imprimer dans le premier tome deses analectes. Alger est un de ceux quiont travaillé avec le plus de succès àla réfutation de l’hérésiarque Bérenger,contre qui il composa un traité quia pour titre : Le Sacrement du corps& du sang de notre Seigneur. Cet ou-vrage a été beaucoup applaudi poursa solidité. Erasme , faisant compa-raison d’Alger avec Guismond , reli-gieux du même. ordre , qui a écrit surla même matière, dit que ce dernier estplus véhément, plus fort, & plus fleuri jmais que le premier est plus modéré ,