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de composer, de prêcher 8c d’instruireses freres. II passa le dernier carême defa vie dans une plus grande pénitenceque jamais, ayant redoublé ses austéri-tés & se mortifiant chaque jour, sansjamais manquer de célébrer le saintsacrifice de la messe. II prêcha encorele jeudi saint 8c le jour de Pâque, 8cchanta , le lendemain, la messe con-ventuelle en qualité de semainier ; lejour suivant, il tomba malade, Sc lemercredi on lui administra les sainteshuiles ; le jeudi, après avoir fait faconfession , il voulut assister à la messe,6c y reçut le saint viatique avec unedévotion &c des sentiments qui répon-daient à la vie qu’il avoit menée. En-fin, après avoir prédit que fa fin étoitproche, 8c reçu la bénédiction 8c l’ab-solution de son abbé, il rendit soname à son créateur, le dimanche de laQuajìmodo 2 on ne sait ni en quelle an-née , ni en quel mois. Dom Mabillonpense que ce peut avoir été vers l’anii)0. Par la lettre circulaire que lesreligieux de Bourgueil écrivirent à Toc-casion de fa mort, 8c que Dom Lucd’Achery ôc Dom Jean Mabillon ontpubliée, celui-là dans le second tomede son spicilege, celui-ci dans l’appen-dice du sixième tome des annales deTordre , il conste qu’il.a composé uneexposition du traité de la hiérarchiecéleste de St. Denys, des commentairesfur le prophète Isaïe, sur les lamenta-tions de Jérémie 6t les derniers chapi-tres d’Ezéchiel, qui commencent où St.Grégoire le grand avoit fini ; fur le deu-téronome de Moïse, l’ecclésiaste de Sa-lomon, le livre des juges , Ruth, To-bie, les épitres de St. Paul, les douzeprophètes, la Genefe, plusieurs homé-lies fur les évangiles qu’on lit dans le
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cours de Tannée, 8c les cantiques quise chantent à l’office divin, un traité furles leçons de TEcriture sainte qu’on lità Poffice, dans lequel il remarque lesdifférences qui se trouvent dans ces le-çons , avec le texte sacré, un livre con-sidérable des miracles opérés par Tin-tercession de la sainte Vierge en Té^lisede Tabbaye de Bourgueil, qu’il ecri-voit par ordre de son abbé dans letemps même qu’ils arrivoient. Hervéavoit encore entrepris une explicationdu traité de la cene du Seigneur attri-bué à St. Cyprien. De tous ces ouvra-ges , il n’y en a encore que deux quiaient été donnés au public; savoir, soncommentaire sur les épitres de St. Paulque Jean Picard a publié à Cologne,en i6iì, parmi les oeuvres de St. An-selme, auquel il Tattribue sans fonde-ment, 8c son livre des miracles de lasainte Vierge que le P. Labbe a faitimprimer fans nom d’auteur. MonsieurDupin remarque qu’il s’attache dans sescommentaires à éclaircir le sens littéral,6c que celui qu’il a fait fur le prophèteIsaïe, qui se trouve dans la bibliothè-que du college des Jésuites de Louis legrand, à Paris, est fort diffus. Ses ou-vrages font conservés dans les biblio-thèques des abbayes de Clairvaux, deCluny, de Vaulnysant, de Marseille,8c des la Pitié - dieu. Dom Gabriel Ger-beron en avoit promis une édition , aurapport de M. Dupin ; mais il n’a pudégager fa parole. II seroit à souhaiterque la congrégation de Saint Maur lechargeât de cette entreprise.
HeRVIN , dt la congrégation de Saint *Maur . Dom Jean Hervin , né à Namur,,proses à Saint-Remy de Reims, le io>Mars 1721,8c mort bibliothécaire deSaint-Germain-dcs-Prés, le 3 Décent