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Tome premier.
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de Saint-Denys près de Paris, d’où ilfut tiré pour être évêque de Meaux. IIassista, en cette qualité,à plusieurs con-ciles ; entre autres, à ceux d’Aix-la-chapelle, de Domy, deVerberie, deSoistons & de Troyes. II eut foin deprescrire &c de faire observer de sagesrèglements à ses ecclésiastiques, & don-na en diverses occasions des preuvesde son affection à l’état qu’il avoit em-brassé avant que d’être élevé à l’épis-copar. II mourut en 876. On a de luiune vie de St. Faron, évêque de Meaux,que Dom Mabillon a publiée au secondvolume du recueil des actes des saintsde Tordre de St. Benoit. Hildegaire n’ya point mis son nom ; mais il y a desindices qui ne laissent aucun lieu dedouter qu’il en est le véritable auteur.

HlLDEGARDE, (Sfe.) abbejsí du

Mont Saint-Rupert. On a une vénéra-tion particulière, dans l’ordre de St.Benoit, pour Ste. Hildegarde, que ledon de prophétie & une science beau-coup au dessus de son sexe ont rendurecommandable. Elle vint au monde àPikelheim , au diocèse de Mayence, en1098. Dieu, voulant la préserver de lacorruption du siecle, lui inspira , dèsses plus tendres années, le désir sincerede s’attacber entièrement à lui par lesliens sacrés de la religion. Agée seule-ment de 5 ans, elle lui fut offerte parses parents, & à 15 , elle se mit sous ladirection de la bienheureuse Juste , quivivoit recluse avec deux autres saintesfilles, près du monastère de Saint-Disi-bode. Après la mort de fa pieuse direc-trice, elle obtint la permission de Lo-tion , abbé de Saint - Disibode, de se re-tirer , avec ses compagnes, au MontSaint-Rupert, près de Righem, oii elleassembla une communauté de 18 reli^

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gieuses, & fonda un monastère dontelle fut la premiere abbesse en 1141.Elle fut honorée de visions célestes &cde révélations qu’elîe tint long-tempssécrétés ; mais étant tombée malade ,elle résolut de les écrire, à la sollicita-tion d’une noble & pieuse fille, &C d’unsaint religieux. Sa patience , au milieudes douleurs les plus aiguës dont Dieuse servit pour éprouver sa vertu, futadmirable, &c lui mérita , aussi-bien queson humilité, ^intelligence de ce qu’ily a de plus élevé 6 c de plus difficile àcomprendre dans les livres saints. Elledevint un oracle que l’on consultoit detoutes parts. Les abbés, les évêques »les souverains pontifes, & jusqu’au pa-triarche de Jérusalem lui écrivoient òclui demandoient ses lumières. Les plusgrands hommes de son siecle n’en par-loient qu’avec estime , 6 c particulière-ment le grand St. Bernard, les papesEugene III, Anastase IV, Adrien IV &Alexandre III. Si - tôt qu’Anastase futélevé sur le saint siégé, il lui écrivit ences termes : Nous lavons quelle affec-tion avoit conçue pour vous notre pré-décesseur d’heureuí'e mémoire , & avecquel plaisir il a reçu vos réponses ; nousvoulons marcher fur ses traces, c’est àce dessein que nous vous écrivons 6 cque nous souhaitons que vous répon-diez à nos lettres : Scimus etiam quodpia mtmorïtz predcce[for nojìtr, cuï ad nu-triendamsponfarn Chrifli per divinam gra-tiam succejlïmus, te multo affeciu dihxit ,amplexus tjl & audivit ; cujus & nosvefìigia Jeeuti scrìbcre tibì ftuduimus , 6*rejcripta tua videre dtfìdtramus. Elle letirécnvoit avec liberté, de même qu’auxempereurs Conrad 6 c Frédéric, dontelle semble avoir prédit le schisme dansune lettre adressée au premier en yoi-