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Tome premier.
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dans l’église par son zele à maintenirses droits ; par la parfaite connoissancequ’il avoir des canons Sc de la discipli-ne ; par son habileté dans le maniementdes affaires, tant ecclésiastiques que ci-viles ; par son attention à empêcher l’er-reur de s’étendre, & de troubler réglisepar ses écrits Sc fa grande autorité dansle royaume ; mais on est obligé de con-venir qu’en certaines occasions il a pouf-fé son zele au delà des justes bornes.Issu d’une ancienne Sc illustre famille deFrance, il embrassa la vie religieuse enl’abbayede Saint-Denys près de Paris,où il avoir été conduit ,dès son enfance,pour être élevé dans la piété & instruitdans les belles-lettres. Les belles dispo-sitions que l’on connut dans son esprit,le firent dans la fuite appeler au palaisde l’empereur Louis le débonnaire quifaisoit attention à fes sages remontran-ces au sujet du relâchement de la disci-pline régulière dans l’abbaye de Saint-Denys, où l’on vivoit alors plutôt enhommes du monde qu’en moines. IItravailla à y faire refleurir l’observan-ce; l’abbé Hilduin l’cxécuta , Sc Hinc-mar donna aux autres l’exemple de lapratique exacte de la réglé de St. Be-noit : lorsque Hilduin fut relégué à l’ab-baye de la nouvelle Corbie en Saxe,pour avoir embrasse le parti de Lo-thaire , il le suivit, Sc ce fut à lui quecet abbé eut obligation de son retourà St. Denys : il y fut chargé de la gardedes reliques, puis nommé par Charlesle chauve abbé de Notre - Dame Sc deSaint-Germain deCompiegne, puis deSaint^Germer de Flay. Sa fortune ne seborna pas là ; il fut élu archevêque deReims dans le concile de Beauvais, parles évêques de la province , le clergé Scle peuple du diocèse ; du consentement

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de Venison, archevêque de Sens; d’Ar-chevrade , évêque de Paris ; de Louis,abbé de Saint-Denys , Sc de tous les re-ligieux de son monastère; Sc, en 847,son élection fut confirmée dans un con-cile assemblé à Paris. Depuis ce temps-là il commença à se faire respecter dansl’église, Sc y acquit une très grande au-torité. II présida aux conciles de Metz ,deDonzy, 6 c à plusieurs autres : il fit ad-mirer par-tout fa grande connoissancedes canons & de la discipline : on leconsultoit de toutes parts, Sc dans lesaffaires importantes &C difficiles on avoitrecours à ses lumières. II fit condamnerdans le concile de Quercy, Godesealch,& combattit fortement ses sentiments ;quoique plusieurs les crussent conformesà ceux de St. Augustin, II couronna Ju-dith , reine d’Angleterre ; Charles lechauve, roi d’Austrasie, Sc sacra Louisle begue. On remarque qu’il étoit com-me l’évêque de la cour, Sc qu’il se trou-voit presque toujours à fa fuite ; ce quine l’empêcha pas néanmoins de garderl’abstinence de la viande , à laquelleil s’étoit obligé en se faisant religieux.II étoit en relation avec les savants,non - seulement du royaume , mais en-core de ceux des pays étrangers : lespapes Léon IV, Benoit III, Nicolas I,Adrien II Sc Jean VIII, convaincus de sonzele pour le maintien de la disciplineSc le bon ordre , l’honorerent de plu-sieurs lettres, Sc lui prouvèrent l’estimequ’ils avoient de fa capacité Sc de sonmérite. Malgré le grand nombre d’af-faíres qu’il avoit, jamais il ne négligeales besoins spirituels du troupeau que laProvidence avoit confié à ses soins,non plus que la défense des droits Scdes biens de son église : il y établit deuxécoles; une pour les chanoines de la