Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

1 6 L A M

rent à Liege, occupée par des Béné-dictins , fut gouvernée dans l’onziemesiecle par Lambert, personnage grave& bien instruit dans les lettres divines& humaines. II succéda à l’abbé Etien-ne en 1061 , & décéda en 1066. IIétoit proses de la maison ( a ). Dom Ma-billon dit que Fiseus , dans son livreintitulé : Flores Leodienses , représentecet abbé comme un savant qui s’étoitacquis de la réputation par diversesproductions de fa plume 8c de son gé-nie; mais il n’en fait point le détail.

Lambert, ou Lantpert , religieuxde Duit^. M. Dupin se trompe lorsqu’ilplace Lambert, Bénédictia de Duitzprès de Cologne, au commencementdu 13. siecle. II a vécu fous l’abbé "SVe-rimbold , qui gouverna le monastère deDuitz vers le milieu de l’onzieme sie-cle , fous le régné de l’empereur HenriIII (£). Quoi qu’il en soit, il a tiré sonnom de l’oubli par une vie de St. Hé-jibert, archevêque de Cologne, quifonda l’abbaye de Duitz, 8c y fut in-humé en 1011. II y joignit des hym-nes, des antiennes 8c des répons pourl’office du saint. Les Bollar.distes ontpublié cette vie au 16 de Mars, dansleur recueil des actes des Saints. M.Dupin fait encore Lambert, ou Lant-pert, auteur de quelques épigrammes.

Lambert, j moine d'Hirsfeld. Né àSchawenbourg en Allemagne , il reçutbit de St. Benoit dans l’abbaye d’Hirs-feld, en ro;8, des mains du célébréMeginher , qui la gouvernoit en qualitéd’abbé , 8c fut promu à la prêtrise surla fin de la même année , par Léopold,archevêque de Mayence. II eut, dans

L À M

la fuite , la dévotion d’aller visiter lessaints lieux. De retour en son monas-tère , il écrivit de courtes annales, de-puis la création du monde, jusqu’en1050, 8c l’histoire de ce qui s’est passéen Allemagne, depuis cette année juf-qu’à í’an 1077. Cette histoire est fortétendue, 8c écrite avec autant de sin-cérité que d’exactitude. Elle a été im-primée d’abord parmi les historiensd’Allemagne , puis en particulier à Tu-binge , en 153.3. Maderus eroit encoreLambert auteur d’un petit ouvrage furla fondation d’Hirsfeld ; mais le styleprouve qu’il est d’une moindre plume.L’abbé Tritheme lui attribue ausiì unechronique du même monastère. Cepourroit bien être l’ouvrage que luiprête Maderus..

Tous les écrivains qui ont parlé deLambert s’accordent à nous le repré-fenter comme le plus exact, le pluspoli , 8c le plus habile historien de sontemps. Scaliger l’admiroit, 8e étoitsurpris de trouver tant d’éloquencedans son style, 8c de critique dans sesouvrages en un siecle de barbarie ,quant au langage ; 8c d’ineptie , quantaux faits 8c à la critique. On ignoreTannée de fa mort.

Lambert, moine de Saint-Lavrent deLiege. Dom Gabriel Bucelin parle dansson Germania sacra d’un nommé Lam-bert , religieux Bénédictin en l’abbayede Saint-Laurent de Liege, qui a ex-cellé dans les lettres. II dit, en parti-culier, que le moine Liégeois a donnéun tour spirituel aux Fables d'Esope,8c qu’il s’en est servi avec dextérité,pour inspirer aux chrétiens le désir de

(u) Ann. crd. Bened. tom, IV, pag. 617. (s) Ibìd tom. IV,pag. 2.78,