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parut à Bresce, en 1606 ; íe troisièmeest resté manuscrit.
LÉauTÉ , de La congrégation de Saint -Maur, Dom Claude Léauté, célébrépar ses jeûnes extraordinaires, naquità, Dijon, sit prose silo n dans l’abbayede Vendôme, le 16 Novembre 1701 ,& est décédé en celle d’Ambournay,le 3 Octobre t 746. II est auteur d’unefameuse lettre à M. l’abbé d’Asfeîd,
LÉANDRE, ( Se. ) archevêque de Sé-vi Ile. St. Léandre, l’un des principauxornements de Régisse d’Espagne, commel’un des premiers instituteurs de l’é'tatBénédictin dans ces contrées, vint aumonde dans la province de Carthage-ne, dont son pere, nommé Sévérien ,étoit gouverneur , & eut pour frereSt. Fulgence, évêque d’Astorga, & St.Isidore, archevêque de Séville, qui futson successeur. On ne sait préciíémentoù St. Léandre embraíía d’abord l’étatmonastique. Les écrivains modernes di-sent que ce fut en un monastère de Sé-ville; que, de là, il passa en celui deSaint-Claude de Léon , & qu’enfin il re-vint au premier, où il habitoit lorfqu’onl’élut archevêque de Séville. II occu-poit ce grand siégé- lorsque le roi Her-m-énégilde l’envoya en ambassade àConstantinople , vers l’empereur 'Mau-rice. Là , il sit connoissance avec SaintGrégoire-le-grand, pour lors abbé deSaint-André de Rome, èc, contractaavec lui une étroite amitié qu’il entre-tint par un grand nombre de lettres. Lalecture des dialogues de son ami aug-menta î’estime qu’il avoir pour là régléde St. Benoit, & il la fit recevoir dansles monastères d’Espagne, après Ravoirlui - même embrassée ; mais le chef-d’œuvre de son zele & de son travail futd’amener au feia de l’église catholique
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les Gots Ariens, &c de leur faire ab-jurer l’hérésie par la conversion du roiRécarede. Ce saint prélat mourut le 3.des calendes de Mars de l’an 603, aprèss’etre signalé au troisième concile deTblede, dans lequel il eut beaucoupd’autorité. St. Léandre joignoit à ungrand zele & à une solide piété, soforce de l’éloquence, la vivacité del’esprit, la dextérité dans le maniementdes affaires , & un profond savoir. S-,Isidore ion frere, dit que durant sonambassade à Constantinople , il com-posa deux livres contre les Ariens, &que, de retour en Espagne, il yen ajoutaun troisième. Cet ouvrage est perdu;mais on ale traité qu’il adressa à ía soeurSte. Florentine, abbesse. C’est une es-pece de réglé, dans laquelle il lui donnedes avis très-salutaires. II s’étend prin-cipalement fur le mépris du monde.Cette réglé a été imprimée dans la 3 e»partie du code, ou recueil de celles deSt. Benoit, abbé d’Aniane. Outre un.grand nombre de lettres, dont plusieurs-font, comme nous l’avons dit, adres-sées au pape St. Grégoire-le-grand’, le.saint archevêque de Séville a composéplusieurs formules de prières & d’qrai-sons pour être récitées à l’office divin.II est auffi auteur d’une harangue qu’ilprononça dans le troisième concile de ;Tolede, au sujet de la conversion desGots. Elle se volt imprimée à,la fin de-ce concile. Au dire de M. Dupin, lestyle de la régléou traité qu’il adres-sa à sa sœur, est concis , mais il af-fecte d’y parler par sentences ornées-d’antitheses., & de mots dont les ter-minaisons & les cadences sont les mê-mes à chaque membre. II ajoute quec’est une réglé fort sage, & très-utileà des religieuses. Dom Mabillon nous