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Tome second.
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» pultures de nos rois (<2). U se trouvoit» souvent aux assemblées particulières,» &c c’étoient autant de jours de fête» pour l’académie. Sa présence y ins-» piroit une noble émulation, & cha-» cun avoit les yeux attachés fur cet» homme simple, qui ne les levoit pref-» que jamais «. La compagnie sit paroî-tre la considération qu’elle avoit pourson mérite, en le députant pour com-plimenter l’académie des sciences furl’union Sc la bonne intelligence qui re-gnoit entre ces deux illustres corps. IIs’acquitta de cette commission avec lasatisfaction de l’un ÔC de l’autre.

Dom Mabillon a reçu en beaucoupd’autres occasions des marques de l’ef-timre qu’on âvoit pour lui en France,& dans les pays étrangers. Le pere No-ris, depuis cardinal, lui dédia un deses ouvrages, imprimé en 1681, fousle nom d ’Augujìinus Fojseus. Le cardi-nal d’Aguirre ne crut rien faire au des-sous de lui en composant des vers enson honneur, qu’il envoya de Rome,en 1694 , avec la collection des conci-les d’Efpagne Sc d’Amérique , qu’il ve-noit de mettre au jour. Le pere To-masi , si respecté en Italie pour fa vertuSc son habileté dans les matières écclé-siastiques, lui adressa son Indiculus ins-titutionum theologicarum veurum patrum ;imprimé àRome,em 701 .Quelque tempsauparavant, un des plus habiles protes-tants d’Allemagne lui avoit dédié un deses ouvrages, imprimé à Strasbourg, en1696.

Tant de témoignages d’eslime ne don-nèrent jamais atteinte à la modestie deDom Mabillon, qui joignort une pro-

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fonde humilité à une vaste érudition :deux qualités qui ne fe rencontrent quetrès-rarement dans un seul homme. Lapiété étoit la réglé 6c la compagne deses actions âcde ies études. Le zele qu’ilavoit pour maintenir la régularité, luirendoit insupportable tout ce qui ten-doit à en diminuer la ferveur, &c à in-troduire le relâchement dans les mo-nastères. Pour prévenir ce malheur, ilcomposa un petit traité fur l’obligation ,où sont les religieux de garder ce quela réglé prescrit touchant les observan-ces régulières (£). » 11 le fit pour réfuter» la fausse opiniotì de quelques-uns, qui» fe restreignant aux trois vœux, que» l’on appelle communément essentiels,» semblent regarder les pratiques de la» vie commune & régulière comme des» choses que l’on peut observer ou né-» gliger , fans que la conscience en soit» aucunement intéressée. II fait voir ,» dans cet écrit, que l’opimon de ces» personnes est entièrement opposée à» l’écriture sainte, à Tesprit dei’églil'e,» aux sentiments des Peres , £c à la re-» glemême que nous professons «. Quel’malheur qu'un écrit, si nécessaire dansle temps présent, soit perdu ! » Jamais» Dom Mabillon n’a rien négligé de tout» ce'qu’il croyoit pouvoir contribuer à» maintenir la régularité la plus exacte» dans la congrégation «.

II fut attaqué d’une suppression d’u-rine, fur le chemin de Chelies , où ìíalloit à une profession : on le secourutavec empressement; mais comme onne connoiffoit pas aster son mal, il de-vint incurable , par la maniéré dont onle traita ; & il fallut, après plusieurs

(d) Hist.de l’acad. des inscriptions , tom.I ,.p. 3 66. (f)D. Ruinart ; vie dup. Mabillon, pag. 265.