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Tome second.
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d’avoír pour professeur de philosophie& de théologie, le P. G vivres, dontles théologiens savants connoissent lemérite. Dom Magnin a conservé soi-gneusement les traités de théologiequ’il a reçus de lui au nombre de cinq.On les trouve à Bonnenouvelle d’Or-léans. II ne fera pas hors de proposde remarquer que Dom Magnin futun des écoliers qui soutint la thefe ,qui fut l’occasion du Tumulus théolo-gies scholaflicœ , &Cc. dont on a parléà l’article de Dom Gesvres (<»).

Les progrès que fit Dom Magninfous un fi habile maître surent connusdes supérieurs. Ils l’appellerent à Saint-Germain - des - Prés, pour travailleravec les savants de cette maison, quidonnoient les éditions des peres. Quel-ques années après , il sut demandé parDom Gesvres, qui travailloit dansl’abbaye de Saint-Remy, à une théo-logie complette à l’u sage de la congré-gation. Le plaisir de devenir le com-pagnon des travaux de celui qui avoirété son maître, lui fit quitter íans peinele séjour de Paris. 11 alla demeurer àSaint-Remy de Reims. Son occupationfut de lire les peres Grecs, dont la lan-gue lui étoit plus familière qu’à DomGesvres. II en faisoit les extraits quilui (ervoient de matériaux. Après lamort de Dom Gesvres, qui arriva en1705, n’y ayant plus rien à Saint-Re-mi qui l’y attachât, Dom Maguin re-tourna dans la province de Bourgo-gne. II y exerça pendant quelque tempsdes offices temporels. II fut prieur danstrois abbayes, Saint-Seine, Ambour-nay &í Saint-Benoit-sur-Loire. C’est de

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cette derniere maison qu’il sut députéau chapitre général de 1733 , où il sutexclus par ordre de la cour de toutesupériorité, ainsi que dix sept autres ca«pitu’ants oppose-, à Pacceptation de labulle. Dom Magnin alla demeurer àBonnenouvelle d’Orléans. Bien loin dese plaindre de son fort, il r-gar.loitcomme un b mheur d erre décha gá Jela supériorité, qu’il n’avoit jamais ac-ceptée que par un motif d’obcissance.

L’amour de l’étude qu’il avoit eupendant fa jeunesse , & qui ne i’avoitjamais abandonné, lors même qu’ilétoit chargé des offices temporels , pa-rut se renouveller. II n’étoit jamais oi-sif : son temps étoit remp i par ies exer-cices de la religion, par l’irude, Scpar le travail des mains ; en sorte qu’ilpassoit des jours heureux. Quoiqu’avan*cé en âge, il ne ressentit aucune in-commodité de la vieillesse; si ce n’estles deux dernieres années qu’il ne pou-voir marcher aisément. Du reste, ilvaquoit à Pordinaire aux exercices depiété, ainsi qu’à l’étude. 11 a persévéréde la sorte jusqu’à sa mort , qui ar-riva le troisième Avril 1752.. 11 avoittoujours été rigide observateur de laréglé, &C il disoit en confiance à sesamis, qu’une des choses qui lui faisoitdesirer la mort, c’est qu’il avoit la dou-leur de voir que le relâchement s’in-troduisoit dans la congrégation. Quoi-que d’tin caractère dur ÔC auslere, sur-tout du premier abord, il étoit cepen-dant d’un très bon commerce, excel-lent ami, Sç sensible à Pamitié.

Ses Ouvrages.

I. Sentiments de religion 6* de piêti

(«) Tpm. I, page 388,