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baye d-’Anchin, Si de la bibliothèquede M. Chauvelin, garde des sceaux.
Tomus IX, an. 1733, compleciensepujcula Patrum SS. & aliorum auclorumecclejíaflicorum. Dans la préface de cedernier tome, les savants éditeurs par-lent de leur dernier voyage littéraire ,des lieux qu’ils ont visités, des recher-ches qu’ils y ont faites, ôí font un élogehistorique de Dom Charles Petey del’Hostalerie, général de la congréga-tion de Saint-Maur, par l’ordre d u quelils avoient entrepris leur voyage. Ilsentrent dans le détail de ses vertus &Cde ce qu’il a tait pour mettre les bon-nes études en honneur dans la congré-gation , &c les faire íervir à futilité def église & du public Ils n’oublient pasla vaste & magnifique bibliothèque deSaint- Germain - des- Prés, qu’il a faitconstruire aux frais de la congrégation.
Le premier des ouvrages , contenusdans ce IX. volume, porte le nom d’unSt. Cyprien. C’est un poème fur la ré-surrection des morts , écrit dans letemps des persécutions de l’églife, fousles empereurs païens. II est suivi d’unlivre , en vers latins , du prêtre Juven-cus , ancien poète Espagnol, sur la Ge-nese. Nos éditeurs pensent que fauteurcomposa cet ouvrage vers fan 340, nel’ayant écrit qu’après son histoire évan-gélique , qu’il publia sous le régné dugrand Constantin , mort fan 337. Lesquatre premiers chapitres de Ion poè-me fur la genese avoient déjà paru à lasuite des ouvrages de Tertullien & deSt. Cyprien , de sédition de Pamélius.Cet éditeur attribuoit ce livre à St. Cy-prien, & M. Dupin le donnoit à Sal-vien , prêtre de Marseille , fondé surl’autorité de Gennade, qui dit que Sal-vienavoit composé, sur le même sujet,
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ust ouvrage en vers. Nos deux éditeursle revendiquent à Juvencus , 8c rap-portent , dans leurs observations , leséloges donnés à cet ancien auteur parle pape Gela se. St. Jerôme & GaspardBerthius. Le poème de Juvencus con-tient 1441 ,vers, & finit avec le 50.chapitre de la Genese.
On trouve da is le même tome f ex-plication de St. Hilaire , évêque dePoitiers, fur trois pseaumes qui man-quent dans i’ouvrage qu’on a de cegrand évêque lur le psoautier ; quinzefermons de St Boniface, évêque &Cmartyr, apôtre d’Allemagne, lesquelsrespirent effectivement un homme apos-tolique : le livre de Pascaíe Radbert,abbé de Corbie, sur f eucharistie , revusur plus de vingt manuscrits 8t fur lesanciennes éditions : son livre de la foi,de f espérance & de la charité : les sixlivres de Rathérius, évêque de Véro-ne , intitulés Prxloquìorum : cinq livresde l’abbé Rutpert en forme de dialogues,de vita verè apojlolica : le traité de lagrâce & du libre arbitre de Vivien,religieux de prémontré , qui vivoit dutemps de St. Bernard.
Le dernier ouvrage renfermé dansle 9. volume de l’ampliflime collection,est le livre qui porte le nom de Nico-las Oresme, évêque de Lizieux , & quitraite de f antéchrist 8c de ses ministres.On en est redevable, en premier lieu,au pieux abbé de Roquette, qui, enayant tiré une copie fur un manuscritde la bibliothèque de Saint-Victor, enfit présent à Dom Martene.
Dans une dissertation, imprimée dansle Mercure d’Octobre 1730, on prouveassez bien que ce traité de antichrijìo nepeut être d’Orefme, 8c qu’on doit plu-tôt f attribuer à Guillaume de Saint-