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Tome second.
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ce qu’ils négligeaient roraifon ; de cequ’ils aípiroient avec avidité aux dig-nités de 1’cglise ; enfin, de ce que, fousprétexte de se rendre savants , ils sor-taient trop facilement de leurs cloîtres»dans le troisième , il reproche aux ec-clésiastiques. de son temps Porgueil,l’avarice, la débauche, les reprend dece qu’ils portaient les armes, de cequ’ils allaient à la chaste , négociaient& cohabitaient avec des personnes del’autre sexe ; dans le quatrième, il s’ef-force d’iní’pirer aux séculiers l’horreurdes passions honteuses, & Péloigne-ment du vice méprisable de la présomp-tion & des désirs ambitieux de s’éíeveraux dessus des autres. Dom Mabillona fait imprimer, la préface de cet ou-vrage dans Pappendice du III tome desannales de Pordre de St. Benoit. II spé-cifie les raisons qui le portent à croireque Martinien vivoit au commence-ment du to. fiecle : raisons qui paroif-sent solides & satisfaisantes. Le lecteurpeut en juger lui-même. Quant au mo-nastère d’où étoit cet écrivain , DomRivet pense qu’il étoit proses de celuide Rebais (<*).

MARTINNENGO , de la congrégation duMont-Ca(sin. Dom Lucilio Martinnen-go, d’une très-noble famille de Bres-ce, prononça fes.vœux en. Pabbaye deSainte-Euphcmie de cette ville, le ijD écembre 1546. II s’estfort distinguédans la congrégation du Mont-Castìn,par la beauté de fes poésies. Les ou-vrages qu’il a laissé en ce genre,font:les vies du sauveur & de fa Ste. Mere,de Ste. Pélagie & de Ste. Marguerite ;des cantiques &c sonnets à Phonnenr

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du saint Suaire conservé à Turin ; tetriomphe de la foi en la personne desmartyrs ; une apologie de fes compo-sitions, outre trois autres volumes in-8., écrits en italien. La vie de Ste. Pé-lagie fut mise sous presse in-K., à Bref-ce, en 1590, en même temps que cellede Ste. Marguerite ,& les cantiques àl’honneur du saint Suaire de Turin ;celles du Sauveur &de la Vierge furentpubliées au même lieu in-4., en 1595;son apologie & le triomphe de la foisont restés manuscrits ; fes trois volu-mes in-8., en langue italienne, virentle jour en 1591 , 91, 94.

MaRTINNENGO , autre religieux cte lacongrégation du Mont- Cassa. II n’estpoint de corps qui n’ait des íujets à ta-lents. C’est à ceux qui y gouvernentde tirer parti de chacun en proportionde la capacité des particuliers , commeil est d’ufage dans la congrégation dtiMont-Cassm. Dom Proíper Martin-nengo, frere" du précédent, étoit com-me lui, né poète. On seconda son gé-nie , loin de le contraindre, 8í il mé-rita le titre de P tìomere de son fiecle ,joint à ceux d’un grand homme de bien&d’un profond érudit. II avoit commeson frere, embrassé Pinstitut Bénédictinà Ste. Euphemie de Brefce, dès le 10Mars 1542. Ses progrès dans les scien-ces furent brillants ÓC rapides , & il yajouta à l’étude de la philosophie &de la théologie celle des langues grec-que Sc hébraïque. Son éloignementde toutes charges monastiques quadranta-vec son amour pour l’étude, il fe re-tira au monastère de Notre-Dame du.Mont, proche Bologne, dans le def-

Q) Hifl. liií. de France, tom. VI» P a §- 9p-