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lionné dans l’étude du Grec, 5c aprèsavoir travaillé pendant un an à l’hif-toire des patriarches, il professa de nou-veau la théologie pendant trois ans,fans discontinuer de s’appliquer à son.histoire : mais dans la fuite il jugea àpropos de Tinterrompre , pour travail-ler à une nouvelle édition de St. Iré-née; A la mort de D. Thierri Ruinarf,il fut chargé par le pere Bougis , supé-rieur - général, de continuer le grandouvrage des annales de Tordre. II com-prit Tetendue Sc la difficulté de ce tra-vail, qui avoit «Tailleurs st peu de rap-port aux études théologiquesqu’il avoit■faites jufqu’alors. Il donna tout sontemps & tout ses soins à lire les ou-vrages imprimés Sc les manuscrits quipouvoieiît le mettre en état d’acheverces annales. II passa six années entieresà cette étude ; ce qui ne l’empêcha pasde composer divers FaSums Sc mémoi-res , soit pour obéir aux supérieurs ,qui avoient confiance en ses lumières,soit pour répondre à plusieurs person-nes qui le consultaient.
Cette application continuelle , &dans'laquelle'on peut dire qiTil passoitles bornes de la discrétion , malgré lesremontrances de ses amis, altérèrent fasanté. II ne relâcha cependant rien deson travail ; au contraire, pressé parles libraires , Sc le public qui desiroitune nouvelle édition de Sr. Bernard,il en prit soin , SC elle étoit dé j a avan-cée. Enfin , lorfqu’il commençoit lacontinuation des annales Bénédicti-nes , Dieu l’appeîa à lui : il fut attaquéle samedi, 11 Janvier 1-716, d’une apo-plexie , qui dégénéra en paralysie, qui
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le fit languir pendant huit jours. II re-çut ses derniers sacrements, avec tou-te la religion Sc la piété , dont son ac-cablement le laissoit capable. Enfin ,après une agonie que son tempéra-ment robuste rendit fort douloureuse ,il mourut, au grand regret de la com-munauté de Saint-Germain-des-Prés,des gens de lettres, Sc des personnes demérite qui le connoiffoient.
Ses Écrits.
t. Dom Massuet avoit fait une étudeparticulière des ouvrages de St. Chry-sostome : il en avoit extrait tous lespassages, qui prouvent Sc appuient ladoctrine de la grâce de J. C., telle queSt. Augustin'Ta enseignée. C’est pour-quoi il avoit intitulé son ouvrage : Au-gujìinus Grœcus. C’étoit un in - foliobien fait , mais qui est demeuré manus-crit. II a beaucoup fourni à ceux quiont travaillé aux hexaples , en 8 vol.in - 4 , fur la bulle Unigenìtus.
2. Lettre d’un ecclésiastique au R. P.E. L. J., fur celle qu’il a écrite auxrévérends peres Bénédictins de la con-grégation de St. Maur , touchant ledernier tome de leur édition de St.Augustin. A Osnabruck , 1699. *> Cet» écrit, dit l’abbé Goujet ( a ), fit beau-» coup d’honneur à Dam Massuet, Sc» Ton convient que c’étoit le meilleur» de tous ceux qui avoient été publiés» pour & contre dans cette contesta-» tion ««. C’est par erreur qu’on a misdans le titre, la lettre initiale E, aulieu d’J. B. ; car c’est au R. P. Jean Bap-tiste Langlois, Jésuite, Sc non au P.
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s<«) Bibî. eccles. du a 8. siecle, tom.. î, pag. 5a 5.Tome 11 ,