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cinq ans dans l’abbaye de Saint-Pìerrede Jumieges, le 6 Décembre 1707. IImarqua bientôt un grand éloignementpour la doctrine de tes premiers maî-tres. On Tenvoya dans l’abbaye deSaint-Martin de Séez pour étudier laphilosophie & la théologie. II se dis-tingua de ses confrères par son appli-cation Lc sa sagesse.
Après l’année de récollection pourse préparer au sacerdoce, on l’envoyaenseigner les humanités au college deSaint-Germer, au diocèse de Beau vais,& delà à Tiron , où il veilla fur lesmœurs 6 c les études des écoliers avecautant de fruit que de zele. Ensuite ilenseigna la rhétorique à ses jeunes con-frères dans 1 abbaye de Saint-Evroult,& la philosophie dans celle de Fécamp ,où il fit soutenir des theses imprimées,qui tirent honneur au maître & auxécoliers. Delà il fut envoyé à Saint-Germain d’Aiíxerre, où il professa lathéologie avec distinction. II avoit untalent particulier pour faire étudier sesécoliers. II auroit continué d’enseigner,si, en 172.3, il n’eût pas été exclus parordre de la cour de toute dignité 6 c detoute place à cause de son appel.
Néanmoins on l’envoya à Pont-le roipour former à l’étude & à la vertu lespensionnaires de ce college, dont il fiten peu de temps changer la face parson zele 6 c ses talents. Ayant fait un
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voyage à Fleuré, lieu de fa naissance Jil y instruisit quelques personnes fur lesdisputes qui agitoient l’église. M. Tur-bot de Saint - Clair, évêque de Séez ,s en p'aignit à D. Thibaut, supérieur-général, qui relégua le pere du Pont àSaint Michel-en-l’Herme , dans le basPoitou. En 1719, il fut exilé par ordrede la cour chtz les cordeliers des Sablesd’Olonne. Le détail de ce qu’il y eut àsouffrir fait horreur. Mais Ion humilité& la patience triomphèrent des mau-vais traitements 6 c des préventions deses geôliers. 11 fut transféré par unenouvelle lettre de cachet, sollicitée parDom Alaydon, dans l’abbaye du Monf-Saint-Michel, où il se trouva avec les P P.(«)îParet & Lacoste ses respectablesconfrères, relégués pour la même causeque lui. Enfin , on l’envoya dans l'ab-baye de Lestai, au diocèse de Coutan-ces , où il instruisit la jeunesse du payspar des catéchismes publics la distri-bution de bons livres. Sa douceur , fapiété, son amour pour la prière 6 c l’étu-de , son zele pour les intérêts de la causequ’il désendoit , éclatèrent à Lestai,comme ils avoient fait dans tous leslieux où il avoit demeuré. II mourutsaintement comme il avoit vécu , letroisième jour d'A oût 1735 , à l'âge de54 ans , dans la 28. année de fa profes-sion. II fut infiniment regretté, 6 c sur-tout du peuple qui alioit en foule en-
(a) Lfologe & l’abrégè de la vie de D. Jean Daret font dans les Appdlants célébrés, pag. 122,131.11 a eu part aux travaux de D. Mabìllon, 8c il a été ummodele de pénitence & de régularité.On a de lui un long discours & des actes qu’on trouve dans le grand ouvrage imprimé en 1757 ,en 4 volumes in - folio, fous ce titre : La constitution Unigenitus , déférée à f église universelle, ouRecueil général des ailes d’appel interjeltés au futur concile général de cette constitution, &c. deuxièmepartie du tome II, pag. 341,707. Le P. Daret, né à Mantes aú diocèse de Chartres, fit professionà l’âge de 20 ans dans l’abbaye de Saint-Faron, le 12 Juil et 16.87, & mourut dans celle du Bec,le.5 Janvfo 1 '173Ó. Voyez Hijl.htî. délit Congrégation de St. Maur. -