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chapitre xi divisé en trois articles, 8csubdivisé en paragraphes, contient l’ex-plication d’un grand nombre de plan-ches , oìi sont figurées les écritures em-preintes , gravées, peintes ou tracéessor les métaux, les marbres, les pier-res , l’ivoire, les vases de terre ou deverre, les briques, la cire, Sec. Onne pouvoit négliger les inscriptions fanss’écarter du plan d’une diplomatiquegénérale, oìi l’on s’est proposé d’éclair-cir tout ce qui concerne les actes pu-blics ou particuliers , dont les mar-bres , les pierres 8c les métaux ont sou-vent été 8c sont encore les plus fursdépositaires.
Ce tome second n’étoit qti’à moitiéimprimé, 8c les deux derniers chapi-tres n’étoient pas composés , lorfqu’unemort prématurée enleva à la républi-que des lettres 8c à la congrégation D.Charles Tousiain. Le travail excessifauquel il s’étoit livré pour donner aupublic cette nouvelle diplomatiquefrançoise, avoit considérablement al-téré sa santé. Sur l’avis du médecin 8cles instances de ses amis, il alla à Saint-Denys prendre le lait. Ce remede futpour lui un poison qui lui causa unflux hépatique, que rien ne put arrê-ter. Pendant quarante jours que duraune si cruelle maladie, on admira fapatience, fa constance, fa tranquillité8c fa parfaite résignation à la volontéde Dieu. Jamais on ne vit plus de gran-deur d’ame 8c de présence d’esprit.
Dès le commencement de fa mala-die, il fit une confession générale, 8ctémoigna un grand désir de recevoirles derniers sacrements. II les reçutquelque temps avec l'humilité la plusprofonde, la foi la plus vive 8c la piétéla plus tendre. Le désir ardent qu’il
Tome III.
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avoit de s’unir de plus en plus à Jeso>-Christne lui permettant pas d’être long-temps fans participer à la sainte Eucha-ristie , il communia encore trois foispendant fa maladie. On eut de la peineà lui faire abandonner la récitation deson bréviaire 8c la lecture de son nou-veau testament grec, qu’íl portoit tou-jours fur lui avec quelques reliques deSt. Benoit, de St. Charles , 8c de quel-ques autres bienheureux. 11 conservatoute fa ferveur Sc son bon sens jufqu’audernier soupir, qu’il rendit le premierJuillet 1754, fans agonie ÔC fans effort,en baisant l’image de son Sauveur ex-pirant fur la croix, à laquelle il étoitlui-même attaché par la disposition deson cœur. II n’étoit âgé que d’environ55; ans. II étoit religieux des Blancs-manteaux depuis le mois de Juin 1747.
Un amour ardent pour Jefus-Christ8c pour son église, une ferme confian-ce dans la feule miséricorde de Dieu,un attachement inviolable à tous lesdevoirs de son état, une modestie ai-mable, une noble 8c religieuse simpli-cité, une sincérité vraiment chrétienne8c à l'épreuve de tout, une prudenceconsommée avec beaucoup de fermeté,une retenue admirable dans les con-versations , une piété tendre 8c éclai-rée , une humilité profonde, une étudepresque continuelle avec beaucoup depénétration, une vie sérieuse 8c occu-pée de la lecture 8c de la priere, unegrande douceur de mœurs 8c beau-coup de politesse 8c de patience, mal-gré un fond de vivacité naturelle; tou-tes ces grandes parties forment le por-trait de Dom CharlesToustain. Sa morta excité les regrets de plusieurs magis-trats 8c savants distingués , 8c fur-toutde M. le cardinal Paíìionei, avec lequel