i;8 T O W
ses, & la préface de M. Mill, la des-cription & Fhistoire de la Basilique dela résurrection à Jérusalem , avec leplan gravé, & deux tables terminentce volume. Cette édition a paru auxsavants une des plus belles &c des plusaccomplies qu’on pût souhaiter. Ce-pendant les Jésuites en ont vivementattaqué plusieurs endroits dans leursmémoires de Trévoux de 1711. MaisDom Prudent Ma ra n en a pris la défen-se, & a justifié en particulier le pereTouttée sur l’accusation d’avoir copiéM. de Tillemont, sans témoigner fa re-connoiffance à ce savant historien.
3. On a pendant long-temps attribuéà Dom Touttée trois lettres d’un théo-logien à un évêque fur la question : Siton p tut permettre aux jésuites de con-fesser & d'absoudre. Mais ces lettres, quiparurent en 1716, in-12, font de l’abbéCouet, comme on l’a su d’une maniérécertaine depuis fa mort.
Townson , de Lambsprìngenn. JeanTownfon, Anglois, & Bénédictin de pro-fession , écrivoit au commencement dece siécle. On a de lui, entre autres ou-vrages , une courte exposition de lameste , imprimé in-n. A Hildesheim,en 1703.
Trablaine,( Dom André ). DomTrablaine étoit né à Saint-Etienne enForez. A l’âge de 18 ans , il s’engageadans la congrégation de Saint-Maur parles vœux folemnels qu’il prononça le 8Avril 1714 , dans Fabbaye de Saint-Augustin de Limoges. II brilla dans ses
T R A
études de philosophie & de théologie ;65 ,en conséquence, les supérieurs le firentvenir à Saint-Germain-des-Prés pourtravailler avec Dom le Nourri. Aprèsla mort de ce savant , il enseigna lathéologie à Saint-Denys en France. IIfut ensuite prieur de Saint-Angel ôí deSaint-Germain d’Auxerre. Mais sa pas-sion pour le séjour de Paris lui fit trou-ver le moyen d’y revenir. II y exerçal’office de procureur-général, & depuiscelui de dépositaire de la congrégation.II mourut dans cet emploi, le 16 Juillet17Ó1. C’étoit un homme à systèmes ;mais ses idées n’étoient pas toujoursfort justes. II est auteur des écrits sui-vants :
1. Question importante : Est-ìlplus avantageux à tétat & à la religionde protéger les communautés religieuses quede les anéantir ? Sans nom d’imprimeur,in-4. On pourroit y joindre Récrit in-titu lé : Queflion politique , ou ton exa-mine fi les religieux rentes font utiles ounuisibles à t état. Par Dom B. G. 1762,in-12. Dom André-Joseph Ansart, re-ligieux de Fabbaye de Saint-Denys enFrance (a) , a publié sur le même sujetPécrit intitulé : Dialogue fur t utilité desmoines rentés. A Paris , chez DesventesdeLadoué, 1769, in-i z. Ces trois écri-vains ont prouvé Futilité des moines ,relativement au bien de l’état. On pour-roit composer un beau traité des avan-tages qu’ils ont procuré, & qu’ils procu-rent encore à la religion.
2. La véritable idée que l’on doit
(d) D. Ansart, du diocèse d’Arras , a fait profession à l’âge de 18 ans, dans l’abbaye de Saint-Faron de Meaux, le 5 Avril 1741. II fait imprimer un petit ouvrage intitulé : Expofitìo ìn canti-curn canticorum, autfore Domno Ansart. II est prêt de donner au public la vie de St. Maur , avecl’histoire de l’abbaye des Fossés, connue fous le nom du même saint abbé.