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cent vers héroïques, qui furent extrê-mement estimés de tous les connoisseurs.Dom Mabillon les a publiés au Ve.tome des actes des saints de Tordre deSt, Benoit,
Le neuvieme est un ensemble d’hym-nes fur la naissance du Sauveur , furchacun des douze apôtres , & les saintsmartyrs d’Agone. Notre écrivain a, deplus,fait un abrégé du commentaire dede St. Aban, fur le lévitique. Item , unpoème en plus de trois cent vers hexa-mètres , intitulé : Hortulus , qui est con-sidéré comme le plus beau & le plusagréable de tous ses ouvrages , tantpour la versification, que pour la va-riété des sujets qu’il y traite, II le dédiaà Grimoald, abbé de Saint-Gal. C’estlà ost il nous apprend, que pour se ré-créer & éviter Toisiveté , il cultivoitun petit jardin orné de fleurs , & en-richi de simples. Par la description qu’ilen fait & futilité qu’il astigne à chacunecontre les maladies , l’on voit qu’il enconnoissoit les propriétés. Cet ouvragea vu le jour à Fribourg, r 530 ; à Stas-bourg & à Paris, 1533, & dans les an-ciennes leçons de Canisius, tome V,1604.
Messieurs Cave & Vossius attribuentencore à notre écrivain une vie de St.Léger, évêque d’Autun; elle est écriteen vers , & divisée en deux livres. Lepremier détaille les circonstances de favie ; le second fait le récit des mira-cles opérés par son intercession. DomMabillon Ta trouvé dans la vie de St.Gai. Je passe sous silence divers petitsouvrages , & me contente d’observer
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qu’outre ceux que j’ai rapportés, on aencore de lui deux fameuses homélies,Tune publiée dans les anciennes leçonsde Canisius , & fur le dix-neuviemechapitre de St. Luc. II y décrit com-ment la prédiction du Sauveur de ladestruction de Jérusalem s’est accom-plie. La seconde est sur le commence-ment de l’évangile de St. Mathieu , qu’ilexplique d’une maniéré mystique & fi-gurée. II y fait voir que tous les nomsdes ancêtres de J. C. avoient des signi-fications mystérieuses. Enfin , les édi-teurs de la nouvelle édition des œu-vres de St. Augustin lui attribuent lesermon deux cent dix-neuvieme parmiceux qui se trouvent dans l’appendix.C’est le même qui íê lit dans les bré-viaires romains , au jour de la fête detous les saints , & qui est attribué auvénérable Bede.
Valafrid étoit, comme Ton voit ìparfaitement instruit des sciences divi-nes ôí humaines , & a, de l’aveu detout le monde, surpassé la plupart desauteurs de son siecle par la beauté & lapolitesse de son style. C’est à tort queD u pin le fait moine de Fulde (-r).
VALCANDUS, moine de Moyen -Moutier, Jusqu’à nos jours Valcandusa été inconnu. On a néanmoins au-jourd’hui de bonnes preuves qu’il acomposé la vie de St. Hydulphe, ar-chevêque de Treves, & fondateur deTabbaye de Moyen-Moûtier dans lesVosges. 11 étoit moine de ce monastè-re , où il vivoit encore en 1014. Outrela vie de St. Hydulphe , on a de fafaçon un sermon à Thonneur de ce saint,
(a) Annales de Tordre, tom. II; Dnpin, Bibl, des écrivains ecclésiastiques, tom. VII; HistJÊtt. de France, tom. V ; Bibl. sacrée tom. II*
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