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uns & les autres prouvent la sagacité& le travail de D. Verninac.
Quoiqu’il n’eût d’autre but en dé-chifrant & copiant ces titres que decontribuer à la perfection du Galliachrijliana , un homme d’esprit sait met-tre tout à profit. 11 s’apperçut que quel-ques-uns de ces titres pouvoient êtreutiles à des familles nobles pour éclair-cir leurs généalogies ; il leur en fit part,& la maniéré dont il leur rendit comp-te, leur fit connoître combien il étoitpropre pour ces sortes de sciences.Celui qui s’en apperçut le premier futM. d’Orléans de Villechauve. I! le priade mettre en ordre les titres de fa fa-mille. L’amitié qui les lioit fit qu’il feprêta volontiers à ce travail. II s’y ap-pliqua avec tant de foin, qu’il mit lagénéalogie en état d’être impriméedans le troisième registre de l’armorialgénéral.
Comme ce genre d’étude étoit con-forme à son goût , Sc que, d’aiileurs ,il pouvoit fe rendre utile, ce qu’il dé-fi roi t fur-tout ; il s’y livra presque toutentier. II examina les titres de plusieursfamilles, il les mit en ordre, & fixal’antiquité de plusieurs maisons nobles,qu’elles ne connoiffoient auparavantque par tradition.
II est rare que ce qu’on entreprendavec les meilleures vues puisse êtreapprouvé de tout le monde. C’est cequi est arrivé à Dom Verninac. Biendes personnes l’ont blâmé de s’être sifort appliqué aux généalogies. Maispeut-on être blâmé de rendre un ser-vice au public , fur-tout lorsque ceservice peut fe concilier avec les obli-gations essentielles de son état? Telétoit le cas de Dom Verninac. Les exer-cices religieux n'ont jamais souffert de
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son travail généalogique ; jamais fapiété ne s’est affaiblie.
Quand dans la congrégation on eutformé le projet de travailler à l’histoireparticulière des provinces, Dom Ver-ninac fut chargé de celle du Berry. IIfe soumit à fes supérieurs ; Sc commeil connoissoit l’étendue de l’entreprife,& qu’il étoit déjà avancé en âge, il.fe fit associer Dom Guillaume Gerou,Dom Verninac fit plusieurs voyagesdans le Berry pour recueillir les maté-riaux nécessaires. Celui qu’il fit à Bour-ges, en 1746, lui fut funeste : il y futattaquéd’une fievre maligne qui le con-duisit presque jusqu’au tombeau. II re-vint en santé ; mais elle fut toujoursdepuis chancelante jufqu’au 19 Février1748, qui fut le jour de fa mort. IIavoit reçu la veille les derniers sacre-ments avec beaucoup de piété.
Dom Verninac avoit toutes les qua-lités propres à fe faire estimer. II étoitvrai, sinceVe, bon ami, simple dansfes maniérés. Sa forte application àl’étude Sc aux exercices de piété lerendoit fort abstrait. II avoit beaucoupde pénétration & de justesse d’efprit.II étoit doué, fur-tout, d une excellentemémoire, qui le fervoit beaucoup dansfes études, Sc principalement danscelle des généalogies. 11 étoit en rela-tion avec plusieurs savants. M. de Fon-cemagne, des académies françoises &des inscriptions Sc belles-lettres, l’ho-noroit de son estime & de son amitié.C’est à lui qu’il a adressé une disserta-tion pour prouver que la seconde Scla troisième race de nos rois descendentde Ja premiere. Cette dissertation ma-nuscrite est conservée à Bonne-nouvelled’Orléans. On y conserve encore de luiune autre dissertation manuscrite, pour