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Tome troisième.
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JE G I

surnommé Hermine, embrassa la réglécie St. Benoit dans l’abbaye de Luxeuen Franche-Comté. Il fleurissoit vers !a6n du 10. siecle, auquel vivoient plu-sieurs autres abbés du même nom. IIavoit été élevé dès son enfance dans cemonastère, où , vers 984 , il succéda àAionce dans la dignité d’abbé. Nousavons de lui un livre des miracles de St."Walbert , troisième abbé de la mêmewallon. Adson récrivit à la priere deses religieux: dans la préface il prometde donner aussi la vie de St. Eustale, au-tre abbé de Luxeu, mais on ne trouvenulle part qu’il ait tenu fa parole (a).

^EgiDíUS , ( Petrus ) d’Athènes , ScjEgiuIUS , de France , Bénédictins. JEgi-dius, Bénédictin d’Athenes , dit un au-teur moderne, storissoit dans le 8. siecle.II écrivit fur les venins, fur les urines ,& fur la connoissance des pouls. On at-tribue à un autre iEgidius qu’on faitaulïì Bénédictin & médecin de Philippe

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Auguste, roi de France, un livre en vershexamètres latins, fur la vertu des mé-dicaments , fur les urines, fur la con-noissance des pouls , mais il est plusvraisemblable que ce n’eft qu’une tra-duction de Fouvrage dbEgidius, Béné-dictin Grec. Quoi qu’il en soit, ce der-nier livre eut tant de vogue , qu’on leIifoit dans les écoles , avec les écritsd’Hippocrate. On l’impnma à Bâle en1529, avec des notes de Genîilis.

Alard de GenniluL, religieux deSigny, abbaye de l’ordre de Cîteaux,dans le Rhetélois-Mazarin , à quatrelieues de Château-Porcien , vivoit aumilieu du 11. siecle. II a tiré son nomde l’oubli par une chronique restée ma-nuscrite , dont voici le titre : ChronuonMacœrienje ( de Mezitres ), ab Alardo deGtnntiulo Signiacenfi , anno incarnaitDotnini M. C. L F.

Chronicon hoc fufcipto , dit-il , ut ordi -natirn incedam , Macxríarurn originern , de

nouIcG Autmar ou Autmaire , Emmon, Chuane , noble Bourguignon, sons l’abbé Walbert.C’est la principale que les Bénédictins de la congrégation de St. Vannes possedent dans la Bran-che-Lomté ; mais il s’en faut bien qu’elle ait Fancienne splendeur qui la saisoit si fort admirerautrefois ; il y a pourtant encore deux églises, &. tous les lieux réguliers font assez bien bâtis ; ilreste dans la bibliothèque quelques manuscrits , dont les principaux sont : l’ancien Lectionnairçde la liturgie Gallicane, écrit en lettres Mérovingiennes ; un commentaire fur les pfeaumes,tl’environ sept à huit cent ans , dont les premiers feuillets sont déchirés , & que quelques per-sonnes conjecturent avoir été composé par St. Colomban ; les lettres de Clémengis, &c. Onvolt aussi dans la sacristie un très-beau texte des évangiles, écrit avec soin, dont les titres &les lettres initiales font d’or , & fur lequel on lit ces deux vers Léonins :

Luxovii Pajìor Gerarâus lucìs amator ,

Dando Petro librum lumen mihi pascho supernum.

II y a pèu de reliques dans le trésor. Les principales font : le chef & le corps de St. Walbert ;abbé de Luxeu, les chefs de St. Eustafe, abbé , & de St. Taurin, & un bras de St. Colomban. IIfaut que les guerres aient causé de terribles révolutions dans cette sainte & illustre maison (*).

(.* ) Voyei les Voyages littéraires de Dom Martene & de Dom Durand , religieux Bénédictins de la congre-gation de 5t. Maur, tom, I.

(d) D Achery & Mabilíon , Sec. III, Bened , % part. Mabillon , Anal* Bened ., tom. IV, adann. 914. (b) Nouveau Diction, liist. Paris, 1772.

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