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Tome troisième.
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pagne » dans 1 e Bassigny, au diocèse deLangres, fut fondée en 111 <;, par Or ri,ou Alderic d’Aigremont, ôi Adeline sonépouse, seigneurs de Choifeul. Son pre-mier abbé fut Arnold, qu’il ne faut pasconfondre avec un autre Arnold , au-teur d’une vie de Ste. Gloíîinde, & abbéde Morimond, qui íloriffoit dans le 14.siécle. Celui dont s'agi t en cet article ,íe signala, tant par ses vertus que par faconnoiffance des livres saints de l’un &Cl’autre testament. On a conservé long-temps à Morimond un commentaire defa façon fur les épîtres de St. Paul.

ARNOULB , ( Joseph ) de la congréga-tion de Saint- Vanna. Joseph Arnould,décédé en l’abbaye de ce nom à Metz ,le 4 Janvier de l’année 1771, à la fleurde son âge,n’ayant que 4; ans, étoitnatif de Rheims, & avoit d’abord em-brassé la cléricature séculière , danslaquelle il possédoit un bénéfice dépen-dant de la collégiale de Saint-Sympho-rien de la même ville. II la quitta pourfe faire Bénédictin , & prononça sesvœux à Beaulieu en Argonne , le 14Octobre 1749.. Né avec de belles dispo-sitions pour les sciences, il les cultivadès fa tendre jeunesse, Lc y fit des pro-

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grès très-rapides. Ceux qu’il continuade faire dans la congrégation méritè-rent qu’on lui confiât Renseignementd’un cours. Aux connoiíî’ances de laphilosophie, des mathématiques & dela théologie, il réunissait la musique, lala double éloquence de Porateur ôi durhéteur. Celle de Porateur parut en di-vers sermons qu’il prêcha avec succèsdans les principales églises de Metz ; spé-cialement en l’oraison funèbre de lareine de France , qu’il prononça en1768 dans la paroisse de Saint Martin ,avec un applaudissement général. Enfin,les religieux de Saint-Symphorien deMetz s’étant chargés du college de cetteville, en 1769, Dom Arnould en futchoisi le premier professeur de rhétori-que : chaire qu’il remplit avec distinc-tion.

Aubert , ( Dom François ). DomAubert étoit de Saint-Calais au diocèsedu Mans, & avoit fait profession parmiles anciens moines de l’abbaye qui por-te le nom de ce saint. II y possédoit mê-me un office^laustral assez considérable,qu’il avoit eu de son oncle. 11 embrassala réforme, & fit profession à Vendô-me le 16 de Juin 1644, étant alors âgé

steurdelifée, au pied de laquelle se voient doux oiseaux. Ils ont pour armoiries une touraccompagnée aussi de deux oiseaux ; 2?. quant à l’ordre militaire de Montefa, ainsi nomméd une ville d’Espagne de ce nom , il y fut fondé en 1316 , après Tabolition de celui des Tem-pliers (*). Les statuts font presque semblables à ceux de Galatrava, à la juridiction duquel il futsoumis fous celle de Tordre de Cîteaux , de qui dépendoit Calatrava. Le premier grand-maîtrede Montefa fut Guillaume Erilli. II y en eut quatorze de fuite', jusqu’air régné de Philippe II,qui s’empara de la grande maîtrise. On dispensa les chevaliers de porter Thabit de religieux ,pourvu qu’ils portassent, comme ils font, une croix de gueules plain fur un habit blanc. Cene sut qu’en 1572. que Paul III leur permit de se marier & de tester.

J’oubliois de dire que Tordre de St. Georges cTAffama au dioeeíe de Tortose, fondé en 1201,fut uni à celui de Montefa en 1399.

(*-) Moteti, édit. de 17321