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ment de Reims Sc vint se retirer dans lasolitude du Bec , où il se mit sous ladirection de Dom Jean Daret, anciensupérieur très - éclairé Sc d’une vertuconsommée. Dom Godard, après avoirpassé quinze années dans la pratique laplus exacte de fa réglé, Sc dans la pé-nitence la plus rigoureuse, fut trouvémort dans fa cellule priant fur son ora-toire , le 9 Novembre 1741.
On a un monument de son zele pourle bien de fa congrégation dans les let-tres des religieux Bénédictins à son émi-nence M. le cardinal de Fleury Sc à leurpere général , aux fins d’obtenir la li-berté des suffrages, qui leur a été ôtéedans les trois derniers chapitres géné-raux. Ces lettres, de la composition dupere Godard , furent imprimées dansle temps. L’une est datée du 11 Mars ,ôcl’autre du 13 Avril de l’an 1732.
GODEFROI , évêque d’Amiens , moinede Saint Quentin l'Efpèronnes, Ce prélatfleurit dans le 12. siécle, SC se rendittrès-célebre par son savoir Sc fa piété.C’est ce qu’en dit St. Hugues dans unede ses lettres à l’abbé Ponce. II fat reli-gieux de St. Benoit dans le monastère
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de Saint-Quentin, près de Péronne enPicardie, puis abbé de Sainte-Marie deNogent, èt enfin évêque d’Amiens. Leroi de France , Philippe I, qui montafur le trône en 1060, ayant appris sé-lection de Godefroi, en témoigna unejoie extrême , de même que les évêquesassemblés au concile deTroyes en Cham-pagne , l’an 1104 : époque qui nous in-dique celle de son élévation à l’épifco-pat. II mourut à Saint-Crespin de Solf-ions , en n 18. Des divers écrits sortisde fa plume , il ne nous est parvenuqu'une lettre qu’il fit à Balderic, évêquede Solfions , dans laquelle il le prie detravailler à l’histoire de l’église d’Amiens,après avoir achevé celles des églises deCambray 8e de Térouane. Surins rap-porte fa vie, écrite par Nicolas , moinede Saint-Crespin, ad ditm 8 Novemb. (a).
GRANGE, ( Jean de la) cardinal , abbéde Fècamp Çb '), né d’une maison nobledu Beaujolois, qui subsiste encore, &qui a donné un maréchal de France, &cune reine de Pologne. Jean de la Grangeprit l’habit religieux de l’ordre de St.Benoit, où il fit un g’-and progrès dansla jurisprudence civile &c canonique :
là) Voye ^ (Tailleurs Molanus , Natal. S. Belg, , & le Gallia Chriflìana.
(b) Fescamp, ( Fifcanum , Fifcì campus ) , comme qui diroit champ de Fisc, ou campagnepublique, est une ville ancienne, avec titre de baronnie, sénéchaussée, château & port demer, sur la côte de la Manche en Normandie , entre Dieppe & le Havre de Grâce , dans le paysde Caux. Cette ville jadis considérable est toute ouverte & sans murailles. On y voit la célébréabbaye fondée en 661 par Waningue, pour des religieuses, rebâtie par Richard I , duc deNormandie, & donnée par Richard II aux Bénédictins, en 1006. En 1656 , les religieux dela congrégation de Saint-Maur y établirent la réforme , & y ont bâti un beau monastère.Cette abbaye dont dépendoient autrefois celPs de Saint Taurin d’Evreux, de Bernai & deBlangi , a une jurisdiction quasi épiscopale sur 36 églises , qui lui est néanmoins contestéepa- Tarchevéque de Rouen. Elle possède six baronnies, & est encore remarquable par sonéglise, qui est une des plus grandes de France (*).
(*) André du Chêne , Recherches des Antiquités des villes; Baudrand,