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par son apologiste dans son traité de lavéritable éloquence , contre celui de laconnoiffance de soi-même. A Paris,1704, in-12. Ce livre est contre M. Gi-bert, professeur de rhétorique au col-lège des Quatre-Nations. Le sujet de ladispute entre lui 6 e le P. Lami , vientde ce que celui-ci avoit avancé dans leTraité de la connoiffance de soi-même,que la circulation des esprits animauxcontribue à l’éloquence. M. Pourchot,professeur de philosophie,adopta ce sen-timent, que M. Gibert releva. Voilà cequi engagea la querelle. Le P. Lamin’apublié que cet ouvrage sur l’éloquencede college qu’il distinguoit de la vérita-ble éloquence ; quoique M. Gibert aitcomposé quatre ou cinq vol. pour dé-fendre cette même éloquence , qu’ilcroyoit attaquée par Dom Lami, quoi-que ce n’eùt jamais été son dessein. Lesjournalistes de Paris décidèrent en fa-veur du Bénédictin ; mais ceux de Tré-voux, qui ne se piquèrent jamais d’iin-partialité , ne lui furent pas égalementfavorables.
16. M. de Brulart - Sillery , évêquede Soissons , ne crut pas indigne de sonrang de se mêler dans cette contesta-tion , 6 c de défendre l’éloquence , qu’ilcrut maltraitée par le P. Lami. II luiécrivit pour cela deux lettres , aux-quelles le P. Lami répondit, 6 e ces let-tres ont été imprimées ensemble , 6 eforment un recueil intéressant.
17. Les premiers éléments des scien-ces , ou entrée auxconnoissances solidesen divers entretiens proportionnés à laportée des commençants, & suivis d’unessai de logique. A Paris, chez FrédéricLéonard, 170Ó, in-12. Le but de ce livre,qui contient quatorze entretiens, est dedonner des réglés pour se conduire dans
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la recherche de toutes les vérités uti-les & importantes. Dans le premier en-tretien l’auteur prouve que l’hommen’est pas un instant fans penser : dans lesecond il démontre la distinction de Fa-mé & du corps, l’essence de Famé, sonexistence 6 c ses propriétés : dans lesixième & le septième, il s’agit de l’u-nion de Famé avec le corps : dans lehuitième, de l’origine 6 e de la naturedes idées. On a dans les trois derniersentretiens un essai de logique. Le P.Lami rejette Fart des syllogismes ,comme inutile. II fuit ordinairementdans cet ouvrage les principes 6 c lesidées de M. Descartes &c du P. Male-branche ; mais il les développe avecbeaucoup d’ordre 6 c de netteté.
18. Lettre à M. de Malezieux ìchancelier de Dombes , touchant leJournal de Trévoux. A la Haye, 1707,in-12. Le P. Lami s’y plaint des jésui-tes , auteurs des Mémoires de Trévoux,
19. Réflexions fur le traité de la priè-re publique. A Paris , 1708 , in-12,brochure de 66 pag. Le P. Lami relevsun endroit du traité , qu’il avoit pris enun sens différent de celui de M. Duguet,auteur de cet excellent livre. II paroîtpar la réponse de ce pieux 6 e savantabbé , que les réflexions du P. Lamiportent à faux ; cependant il répliqua.
20. Lettres théologiques 6 c mora-les fur quelques sujets importants. AParis, 1708, in-12. Ces lettres, au nom-bre de huit, sont écrites sous le nomd’un solitaire à un ami. Dans les quatrepremieres le P. Lami prouve l’obliga-tion de ne pas différer de s’exciter à lacontrition dès que l’on s’apperçoit quel’on est tombé en péché mortel. Dansla cinquième il fait voir que la sin queles philosophes païens, 6e particulière-