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Le troisième volume, publié en 1739,offre un grand nombre de remarquesfur quelques endroits de la bibliothèquechoisie de M. le Clerc ; fur les biblesimprimées depuis Tan 1471 jusqu’en1626, & sur quantité d’écrivains diffé-rents. Les articles les plus considérablesde ce volume, font : t. la défense desmanuscrits des moines, qui contiennentdes légendes des martyrs : 2. GeorgeFabrice, corrupteur des ouvrages desanciens : 3. traité historique de ceux quiont appris par cœur toute la bible : 4.rotes , remarques & observations furle trésor des anecdotes de Dom EdmondMartene.
Le quatrième volume parut en 1740.II roule fur divers personnages illustres,qui ont mieux aimé perdre la vie que lachasteté ; fur diverses leçons du livrede Tertuîlien contre les Juifs ; furGeorge Scholarius ou Gennade. Lemorceau le plus important de ce der-nier volume est la dissertation du pereLiron fur rétablissement de la religionchrétienne dans les Gaules , en cinqparties. Viennent ensuite des observa-tions fur quelques conciles de Brioude,d’Autun, fur Victor de Vite Longueil,Cortès , Crocus , roi des Allemands ,St. Paterne , & fur le berceau de Tim-primerie.
11. Dom Jean Liron a eu quelquepart à l'Apparat du pere le Nourri. IIJ’a aidé à éclaircir la vie & les ouvragesde St. Clément d’Alexandrie.
12. II a fait de plus la bibliothèquedes auteurs de Tourraine, qui n’est pasimprimée, & il a travaillé à une seconde
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édition de sa bibliothèque Chartraine îcorrigée & augmentée.
Enfin , Dom Liron a laissé des mé-moires manuscrits touchant le diocèsede Chartres. Ils contiennent la vie desévêques de cette ville, & il est à pré-sumer que les auteurs du nouveau GalliaChrifliana en auront communication. Jefinis cet article en remarquant que Domle Cerf (a) n’auroit pas dû .insinuer queDom Liron a pris dans la république deslettres un rang qu’il ne méritoit pas.
Louvart , (D, François ) {b). L’his-toire du pere Louvart se trouve dansquelques imprimés, & particulièrementdans celui qui a pour titre : Les appel-lants célébrés. On se contentera de rap-porter les principaux traits de fa vie.Ce religieux, dont un zele ardent a faitle caractère particulier, naquit à Cham-genereux, dans le diocèse du Mans. Ledésir de mener uné vie de retraite & deprières le fit entrer dans la congréga-tion de Saint-Maur. II fit profession àl’âge de 18 ans , dans l’abbaye de Saint-Melaine de Rennes , le 11 Juillet 1680.II reçut l’ordre de la prêtrise à 28 ans ,& ses supérieurs Tappliquerent trois ansaprès à la direction des âmes. Dans lafuite, par tout où il demeura, il fut con-sulté par des personnes pieuses, qui leprirent pour directeur de leurs cons-ciences.
En 1700, les supérieurs le firent ve-nir à Saint-Denys en France, pour ytravailler à sédition de St. Grégoire deNazianze, entreprise par Dom Jacquesdu Frisehe, deux ans avant fa mort. D.Louvart se trouva chargé, en 1709 ,
(2) Biblioth. hist. & crit. préface, pag. 5. (i) Cet article , qui étoit incomplet dans le secondyolume, est ici tel qu’il doit être.