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Tome quatrième.
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sonnier, il trouva le moyen de faireson testament spirituel vers la fin del’an 17} 3.

Après un, peu plus de cinq ans deCaptivité , il fut élargi &c conduit fur lechamp de l’abbaye de Rebais, en ver-tu d’une lettre de cachet faisant défensede le laisser sortir de l’intérieur du mo-nastère. II y avoit à peine quelques moisqu’il y demeuroit, lorsque des archersarrivèrent à Rebais pour l’enlever ;mais il s’échappa heureusement, se ré-fugia en Hollande peu de temps après,& alla demeurer à Schonaw. II y tombamalade le jour de pâque de Tannée1739, d’une fluxion de poitrine quil’emporta en cinq jours. Ceux qui étoientautour de lui ne s’apperçurent du dan-ger que lorsque le malade n’avoit plusque quelques heures à vivre. Ayant de-mandé avec empressement les dernierssacrements, on te disposa à lui donnerle saint viatique. Sa piété le porta à vou-loir sortir de son lit pour recevoir no-tre Seigneur. Quelques représentationsqu’on lui fit, il voulut qu’on le levât.11 ne fut pas plutôt dans son fauteuil,qu’il perdit entièrement connoissance.On ne put lui donner que l’extrême-cnction, qui lui fut administrée par M.l’évêque de Babylone. Dom Louvartfinit ainfi tous les exils le r; Avril1739, chez les chartreux de Schonawprès d’Utrecht.

Ses Écrits.

Après la mort du pere du Frische,Dom Louvart entreprit sédition desœuvres de St. Grégoire de Nazianze

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avec Dom Mathurin Veiffeyre, connudepuis à Berlin fous le nom de M. de laCroze(a). Ce dernier ayant doublementapostasié, les journalistes de Trévouxannoncèrent que c’étoit le pere Lou-vart , Bénédictin de Tabbaye de Saint-Denys, qui travailloit à cette édition,Sc qu’il étoit presque résolu de faire uneversion nouvelle ; parce que celle deTabbé de Billy, quoique savante & po-lie , n’étoit pas ausiì exacte qu’elle lepouvoit être.

1. Dom Louvart fit, en 1704, unlong mémoire pour sédition de St. Gré-goire de Nazianze, &C le présenta à ladiete qui se tint cette année après pâ-que. Cet écrit, qui n’a point été impri-mé , est divisé en trois paragraphes.Dans le premier, sauteur expose cequ’ont fait les PP. du Frische & Veiíîìe-re, qui avoient travaillé avant lui àcette importante édition. Dans le se-cond , il déraille tout ce qu’il a fait surle même sujet, & fait valoir les let-tres de MM. Duguet, Longuerue & duP, Lekien , qui, ayant vu son travail ,l’avoient approuvé. Dans le troisième ,il fait voir ce qu’il faut faire dans lanouvelle édition ;il répond à ceux quiprétendoient que les études sont la ruinede la régularité , Lc justifie les exemp-tions modérées qu’on accorde aux re-ligieux qui s’appliquent sérieusement àdes ouvrages utiles au public.

1. Lettre du P. D. Louvart, Béné-dictin, du 13 Mars 1704, contenantquelques remarques fur les œuvres deSt. Grégoire de Nazianze. Cette piecese trouve dans les nouvelles de la ré-publique des lettres, Octobre 1704^

(-r) Janv. 1704» pag- Z 44 H