Lettres Critiques. r;
tel que nous savons prelentement. Ona inféré à la vérité avec beaucoup d’e-xactitude dans le corps de l’ouvrnge lanouvelle édition Latine , enforte qu’iln’y reste plus rien de l’ancienne : maisle correcteur n’a pas pris ce même foindans les petites préfacés qui font su de-vant de quelques uns de ces livres de laBible. qui composent ce recueil. Et c’estpar ces préfacés qu’on découvre que S.Augustin dans fa compilation ne s’estpoivre íervi de la traduction de S. Jérô-me fur l’hebreu,mais de l’ancienne Vul-gate ou Italique qui étoit en usage dansson Eglise. On lit par exemple dès lespremiers mots de ce recueil./» principi»Deus fecit c<tm terrain selon l’an-cienne Vulgate,dr non pas creavit, com-me a traduit S. Jeiome.
La Préfacé qui est à la teste des pas-sages que S. Augustin a tirés des Pro-verbes de Salomon renferme trois pas-sages de ce même livre , & ils ont toustrois été pris de l’ancienne édition La-tine qui fe lifoit alors dans les Eglisesd’Afrique . Voicy le premier tiré duchap.g.des Proverbes v.18 .ab tiqua alié-na abjitne tefj de fonte aliéné ne biberis.
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