i jS Lettres Critiques.
honte de le mettre entre les mains desLatins, lì cen’eût étéqu’jl étoit de sontemsd’un grand uíage parmi ceux quise plaifoient d ces lortes d’étymologiesqui leur fer voient d trouver des mystèresoù ìln’yen avoir point. S.Jeromefça-voit treshien que Philon qui poilédoitparfaitement la Langue Greque, igno-roit entierement la Langue Hébraïque »&que la pluspart de ces belles étymo-logies étoient ridicules & imperrinen-tes.Mais il jugea qu’il falloit accorderquelque choie au goût de ceux de foraSiécle,qui trouvoiét beau tout ce qu’ilsn’entendoient point. Le goût de cesfauííes étymologies venoit des JuifsHelleniítes qui n’entendoient point 1&Langue Hebraique . II paífa d'eux auxChrétiens, fur tout aux Grecs par lëmoyen du Livre de Philon , bc enfinaux Latins par le moien de la tradu-ction qu’en fit S. Jerorne. Ceux néan-moins d’cntreles Latins, q.ui favoiencla Langue Greque, s’en étoient servislongtems auparavant. Tous ces an-ciens Docteurs de l’Eglife font enquelque façon excusables, parce qu’ïfscroioient, que Philonqui étoit Juif.