'Lettres Critiques\jtvaincre , que ce qui paroit le plus soli-de dahs ion ouvrage, h’est appuyé qaèfur de fausses conjectures, & que fau-te de capacité , il n’a pas fcû discernerdans les Auteurs qu’il a compilez levray d’avec le faux.
Il observe, par exemple, que S. Jé-rôme n’a pas fait mention du mo t Tigris,parce qu’il est Grec, Sc qu’il ne fe trou-ve point dans l’Hebreu , où ce Fleuve est appelle Hkidde^el, nom composé dedeux mots qúi signifient aigu Sc rapide,Sc que les eaux de ce Fleuve font appél-lées Haddim, id est , acuta , & Kahm,bocejh leves y vel celeres. Il ajoûte quelesCaldéens ont corrompu le mot dcJiiddekel Sc qu’ils en ont fait Diglat-,qu’enfin Tigris est la même chose chezles Grecs, queGir chez les Persans Scles Caldéens, Sc qu’il lignifie une fléchéen leur Langue.
Iln’est pas vrai que Tigris sot abso-lument un mot Grec. Les Giecs I’ontpris de l’ancien nom Persan , Sc on lenomme encore aujourdhuy 7»-, en cet-te Langue & non pas Gir.Ils y ont ajou-té la Lettre r. Dom Martianay confond,auilì mal à propos le Persan Sc le Cal-H z déen-