Lettres Critiques'. jOJ
prouvé tout le contraire de ce que pré-tend le Secretaire des Bénédictins quipar un travers d’esprit trouve dans lesécrits des Peres toute autre chose quece qui y est. Yoicyle fait. S. Augustinécrit à S. Jerome, qu’un de ses confrè-res ayant fait lire dans son Eglise lanouvelle Version que lui S, Jeromeavoir faite surl’Hebreu , le peuple sutsi choqué de cette nouveauté, que l’E-vêquefntsur le point d’êcre abandonnéde tout son troupeau.
II paroit par cet exemple, dit le P.Martianay qui est toujours admirabledans ses raisonneraens qu il y avoit desEvêques en Affrique qui faifiient lire pu-bliquement dans leurs Eglises la nouvelleVerjion de S. jerome. II est manifeste aucontraire par cet exemple que S. Augu-stin rapporte, que c’étoit une chose toutà fait singulière, bi qu’on ne lisoit pointd’autre Bible dans toutes les Egliíésd’Affrique, que l’ancienne Edition La-tine qui avoit été faite fur le Grec desSeptante. Si cet Evêque d’Affrique futtraitté de faussaire par ses Auditeurs,pour le changement d'un seul mot quin’étoit pas même d’une grande impor-tance