CHANT SECOND.
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Chacun de fes enfans, nourri fous fa tutelle, (e)Devint fon ennemi dès qu’il régna fans elle.
Ses mains autour du trône avec confufionSemaient la jaloufie et la divifion :
Oppofant fans relâche avec trop de prudence
Les Guifes (/) aux Condés, et la France à la France ;
Toujours prête à s’unir avec fes ennemis,
Et changeant d’intérêt, de rivaux et d’amis;
Efclave ( g ) des plaifirs, mais moins qu’ambitieufe :Infidelle (â) à fa fecte, et fuperftitieufe, (t)Poffédant en un mot, pour n’en pas dire plus,
Les défauts de fon fexe, et peu de fes vertus.
Ce mot m’eft échappé, pardonnez ma franchife ;Dans ce fexe, après tout, vous n’êtes point comprife :L’augufte Eîifabeth n’en a que les appas :
Le ciel qui vous forma pour régir des Etats,
Vous fait fervir d’exemple à tous tant que nous fommes,Et l’Europe vous compte au rang des plus grands hommes.
Déjà François fécond, par un fort imprévu,
Avait rejoint fon père au tombeau defcendu ;
Faible enfant, qui de Guife adorait les caprices,
Et dont on ignorait les vertus et les vices.
Charles, plus jeune encore, avait le nom de roi,Alédicis régnait feule, on tremblait fous fa loi.D’abord fa politique, affurant fa puiflance ,
Semblait d’un fils docile éternifer l’enfance ;
Sa main de la difcorde allumant le flambeauSignala par le fang fon empire nouveau ;
Elle arma le courroux de ‘deux fectes rivales:
Dreux , (h) qui vit déployer leurs enfeignes fatales,La Hennade. F,