PE ZULIME.
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A T I D E.
J’y viens mettre le comble, ainfi qu’à nos mifères ;Toutes deux en ces lieux nous fqjjunes prifonnièpes. •Kamire eft dans les fers.
ZULIME,
Lui !
A T 1 D E.
Tout couvert de eoup^,
Et baigné dans fon fang, qu'il prodiguait pour veus ;Preilé de tous côtés, et las de fe défendre ,
A fes cruels vainqueurs il a fallu fe rendre :
Plus mourante que lui, j’ignore encor fon fort :
Jdélas ! et je ne fais s’il vit ou s’il eft mort.
ZULIME.
* S’il eft mort, je fais trop fe parti qu’il faut prendre, •
A T I D E.
S’il eft encor vivant, vous pourriez le défendre ;
* Il n’eut jamais que vous et le oiel pour appui.
* Eh! n’eft-ce pas à vous d’avoir pitié de lui?
* Quelques amis encore, échappés au. carnage,
Sont avec vos foldats fur ce fanglant rivage,
* Vous êtes mal gardée, on peut les réunir.
ZULIME.
Pouvez-vous bien douter que j’ofe le feryir ?
A T I D E,
Madame , en me parlant quel front trifte et févèreAvec tant de pitié marque tant de colère ?
Vous aviez condamné vos jaloufes erreurs.
Eh ! qui peut contre moi vous irriter ? —
ZULIME.
Vos pleurs»
* Votre attendriffement, votre excès de courage ,
* Votre crainte pour lui, vos yeux, votre langage,
* Vos charmes, mes malheurs , et mes traufports jaloux;
* Tout m’irrite , cruelle , et m’arme contre vous,
* Vous avez mérité que Ramire vous aime ;
* Vous me forcez enfin d’immoler pour vous-même,