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Tome troisième
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VARIANTES

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* Et l’amour paternel et l’honneur de mes jours.

* Je vous fers , vous, perfide ; il le faut, et j’y coutsï

* Mais vous me répondrez...

A T I D E.

Ah , c’en eft trop, ZulimeConnaiffez, refpectez la vertu qui m’anime.

Quoi, j’ai fauve Eamire, et vous me condamnez !Percez cent fois ce cœur , fi vous le foupqonnez.

Quelle indigne fureur votre tendreffe époufe 1Il s’agit de fa vie, et vous êtes jaloufe !

* Je jure ici par vous, par ce commun effroi,

* J’en attelle le jour, ce jour que je vous doi,

* Que vous n’aurez jamais à redouter Atide.

* Ne vous figurez pas que ma douleur timide

* S’exhale en vains fermens qu’arrache le danger ;

* Sachez que fi le ciel, prompt à nous protéger,

* Permettait à mes mains de délivrer Ramire,

* S’il ofait me donner fon cœur et fon empire,

* Si du plus tendre amour il payait mon ardeur ,

* Je vous facrifîrais fon empire et fon cœur.

* Confervez-le à ce prix , au prix de mon fang même,

* Que voulez-vous de plus, s’il vit et s’il vous aime ?

* Je ne difpute rien, Madame, à votre amour ,

* Non pas même l’honneur de lui fauver le jour.

* Vous en aurez la gloire , ayez-en l’avantage.

ZULIME.

* Non , je ne vous crois point ; je vois tout mon outrage 5

* Je vois jufqu’en vos pleurs un triomphe odieux :

* La douceur, d’être aimée éclate dans vos yeux.

* Suivez-moi , feulement, je vous ferai connaître

* Que je fais tout tenter, et même pour un traître.

Au milieu du danger vous me verrez courir.

Obéiffez, venez le venger, ou mourir.

S crame, quelle horreur a glacé ton vifagç ?