VARIANTES
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* Et l’amour paternel et l’honneur de mes jours.
* Je vous fers , vous, perfide ; il le faut, et j’y coutsï
* Mais vous me répondrez...
A T I D E.
Ah , c’en eft trop, ZulimeConnaiffez, refpectez la vertu qui m’anime.
Quoi, j’ai fauve Eamire, et vous me condamnez !Percez cent fois ce cœur , fi vous le foupqonnez.
Quelle indigne fureur votre tendreffe époufe 1Il s’agit de fa vie, et vous êtes jaloufe !
* Je jure ici par vous, par ce commun effroi,
* J’en attelle le jour, ce jour que je vous doi,
* Que vous n’aurez jamais à redouter Atide.
* Ne vous figurez pas que ma douleur timide
* S’exhale en vains fermens qu’arrache le danger ;
* Sachez que fi le ciel, prompt à nous protéger,
* Permettait à mes mains de délivrer Ramire,
* S’il ofait me donner fon cœur et fon empire,
* Si du plus tendre amour il payait mon ardeur ,
* Je vous facrifîrais fon empire et fon cœur.
* Confervez-le à ce prix , au prix de mon fang même,
* Que voulez-vous de plus, s’il vit et s’il vous aime ?
* Je ne difpute rien, Madame, à votre amour ,
* Non pas même l’honneur de lui fauver le jour.
* Vous en aurez la gloire , ayez-en l’avantage.
ZULIME.
* Non , je ne vous crois point ; je vois tout mon outrage 5
* Je vois jufqu’en vos pleurs un triomphe odieux :
* La douceur, d’être aimée éclate dans vos yeux.
* Suivez-moi , feulement, je vous ferai connaître
* Que je fais tout tenter, et même pour un traître.
Au milieu du danger vous me verrez courir.
Obéiffez, venez le venger, ou mourir.
S crame, quelle horreur a glacé ton vifagç ?