ACTE TROISIEME.
X71
ACTE III.
SCENE PREMIERE.
SEIDE, PAL MIRE.
P A L M I R E.
D emeure. Quel eft donc ce fecret facrifice?Quel fang a demandé l’éternelle juftice?
Ne m’abandonne pas.
SEIDE.
Mon bras doit le fervir , mon cœur va lui parler.Omar veut à l’inftant, par un ferment terrible,M’attacher de plus près à ce maître invincible.
Je vais jurer à Dieu de mourir pour fa loi,
Et mes féconds fermens ne feront que pour toi.
P A L M I R E.
D’où vient qu’à ce ferment je ne fuis point préfente?
Si je t’accompagnais, j’aurais moins d’épouvante.Omar, ce même Omar, loin de me confoler,
Parle de trahifon, de fang prêt à couler,
Des fureurs du fénat, des complots de Zopire.
Les feux font allumés , bientôt la trêve expire.
Le fer cruel eft prêt, on s’arme, 011 va frapper:
Le prophète l’a dit, il ne peut nous tromper.
Je crains tout de Zopire, et je crains pour Séide.
SEIDE.
Croirai-je que Zopire ait un cœur fi perfide!