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Tome troisième
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A M. MAF F El.

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études m’empêchèrent de la donner au théâtre ; maisla raifon qui m’en éloignait le plus était la craintede la faire paraître après d’autres pièces heureufes ,dans lefquelles on avait vu depuis peu le mêmefujet fous des noms différens. Enfin j’ai hafardéma tragédie, et notre nation a fait connaître qu’ellene dédaignait pas de voir la même matière diffé-remment traitée. Il eft arrivé à notre théâtre cequ’on voit tous les jours dans une galerie de peinture,où plufieurs tableaux repréfentent le même fujet.Les connaiffeurs fe plaifent à remarquer les diverfesmanières ; chacun faifit félon fon goût le caractèrede chaque peintre ; c’eft une efpèce de concours quifert à la fois à perfectionner l’art, et à augmenterles lumières du public.

Si la Mérope françaife a eu le même fuccès que laMérope italienne, c’eft à vous, Monfieur, que je ledois ; c’eft à cette fmjplicité dont j’ai toujours étéidolâtre, qui‘dans votre ouvrage m’a fervi de modèle.Si j’ai marché dans une route différente , vous m’yavez toujours fervi de guide.

J’aurais fouhaité pouvoir , à l’exemple des Italienset des Anglais , employer l’heureufe facilité des versblancs, et je me fuis fouvenu plus d’une fois de cepaffage du RuceUai.

Tu fai pur che l’imagin délia voce

Che rifponde da i fajjî, dove Vécho alberga ,

Sempre nemica fil dd noft.ro regno ,

E fü inventrice ddle prime rime.

ÜVIais je me fuis apperçu, et j’ai dit, il y a long-temps, qu’une telle tentativen’auraitjamaisdefuccès