SUR LA TRAGEDIE.
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les Grecs tout autrement que la mélopée des fcènes.Ajoutez à ces reffemblances , que dans plufieurstragédies-opéra du célèbre abbé Metaftajïo , l’unité delieu, d’action et de temps, eltobfervéè : ajoutez queces pièces font pleines de cette poéfie d’expreffion,et de cette élégance continue, qui embelliflent lenaturel fans jamais le charger, talent que, depuisles Grecs, le feul Racine apoffédéparmi nous , et lefeul AddiJJ'on chez les Anglais .
Je fais que les tragédies fi impofantes par lescharmes de la mufique, et par la magnificence dufpectacle , ont un défaut que les Grecs ont toujoursévité ; je fais que ce défaut a fait des monftres despièces les plus belles, et d’ailleurs les plus régu-lières : il confifte à mettre dans toutes les fcènes deces petits airs coupés , de ces ariettes détachées, quiinterrompent l’action , et qui font valoir lesfredonsd’une voix efféminée , mais brillante, aux dépens del’intérêt et du bon fens. Le grand auteur que j’ai déjàcité, et qui a tiré beaucoup defes pièces de notrethéâtre tragique , a remédié, à force de génie , à cedéfaut qui eft devenu une nécelïité. Les paroles defes airs détachés font fouvent des embelliffemensdu fujet même : elles font paffionnées , elles fontquelquefois comparables aux plus beaux morceauxdes odes d 'Horace ,• j’en apporterai pour preuvecette ftrophe touchante que chante Arbace accufé etinnocent :
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Va foicando un mar crudekSença vdeE fença farte.