328
DISSERTATION
Frente Fonda, il ciel s’imbruna,
Crefce il vento, e manca Farte ;
E il voler délia fortunaSon cojlretto a feguitar.
Infelice in quejlo jiato 3Son da tutti abbandonato ;
Meco fola è Finnocen^aChe mi porta a naufragar.
J’y ajouterai encore cette autre ariette fublime quedébite le roi des Parthes vaincu par Adrien , quandil veut faire fervir fa défaite même à fa vengeance :
Spretfa il furor del ventoRobufla quercia avve^aDi cento venti e cent0L'injurie a tolerar.
E fe pur cade al fuolo ,
Spiega per Fonde il volo ;
E con quel vento iftejfoVa contrajlando il mar.
Il y en a beaucoup de cette efpèce ; mais que fontdes beautés hors de place? et qu’aurait-on dit dansAthènes, fi Oedipe et Orejïe avaient, au moment de lareconnailfance , chanté des petits airs fredonnés, etdébité des comparaifons à Jocafle et à Electre ? Ilfaut donc avouer que l’opéra, en féduifant les Italienspar les agrémens delàmufique, a détruit d’un côtéla véritable tragédie grecque qu’il fefait renaître del’autre.
Notre opéra français nous devait faire encore plusde tort, notre mélopée rentre bien moins que la