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Tome troisième
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SUR LA TRAGEDIE.

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goût, et dans lequel les fpeçtateurs font placés,contre tout ordre et contre toute raifon, les unsdebout fur le théâtre même, les autres debout dansce qu’on appelle parterre , où ils font'gênés et preffésindécemment, et où ils fe précipitent quelquefoisen tumulte les uns fur les autres , comme dansune fédition populaire. On repréfente au fond duNord nos ouvrages dramatiques dans des falles millefois plus magnifiques, mieux entendues, et avecbeaucoup plus de décence.

Que nous fommes loin furtout de l’intelligenceet du bon goût qui régnent en ce genre dans prefquetoutes vos villes d’Italie ! Il eft honteux de laifferfubfifter encore ces relies de barbarie dans une ville figrande, fi peuplée, fi opulente et fi polie. La dixièmepartie de ce que nous dépenfons touslesjoursenbaga-telles , auffi magnifiques qu’inutiles etpeu durables,fuffirait pour élever des monumens publics en tousles genres, pour rendre Paris auffi magnifique qu’ileft riche et peuplé, et pour l’égaler un jour à Rome ,qui eft notre modèle en tant de chofes. C’était undes projets de l’immortel Colbert. J’ofe me flatterqu’on pardonnera cettepeti te digreffion à mon amourpour les arts et pour ma patrie ; et que peut-êtremême un jour elle infpirera aux magiftrats qui fontà la tête de cette ville la noble envie d’imiter lesmagiftrats d’Athènes et de Rome, et ceux de l’Italie moderne.

Un théâtre conftruit félon les.règles doit être très-vafte; il doit repréfenter une partie d’une placepublique, le périftile d’un palais, l’entrée d’untemple. Il doit être fait de forte qu’un perfonnage,

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