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ACTE SECOND.
Et j’ai tremblé qu’Affur, en ces jours de trifteffe,
Du palais effrayé n’accablât la faibleffe.
Mais la reine a paru, tout s’elt calmé foudain,
Tout a fenti le poids du pouvoir fouverain.
Si déjà de la cour mes yeux ont quelque ufage,
La reine hait Affur, l’obferve , le ménage :
Ils fe craignent l’un l’autre, et tout prêts d’éclater,Quelque intérêt fecret femble les arrêter.
J’ai vu Sémiramis à fon nom courroucée ;
La rougeur de fon front trahiffait fa penfée ;
Son cœur paraiffait plein d’un long reffentiment ;
Mais fouvent à la cour tout change en un moment.Retournez et parlez.
A R Z A C E.
J’obéis ; mais j’ignore
Si je puis à fon trône être introduit encore.
A z E M A.
Ma voix fécondera mes vœux et votre efpoir ;
Je fais de vous aimer ma gloire et mon devoir.
Que de Sémiramis on adore l’empire,
Que l’Orient vaincu la refpecte et l’admire,
Dans mon triomphe heureux j’envîrai peu les fiens.
Le monde eft à fes pieds, mais Arzace eft aux miens.Allez. Affur paraît.
A K Z A C E.
Qui ? ce traître ? à fa vue,
D’une invincible horreur je fens mon ame émue.
A a 3