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SE MIRA MIS.
SCENE IL
J
ASSUR, CEDAR, ARZACE, AZEMA. j
(
A S» S U R à Ccdar.
A, dis-je, et vois enfin fi les temps font venus ( b )
De lui porter des coups trop long-temps retenus. j
( Cédar fort. ) j
Quoi ! je le vois encore, il brave encor ma haine? j
ARZACE. j
Vous voyez un fujet protégé par fa reine. ^
assur. Si
Elle a daigné vous voir; mais vous a-t-elle appris Ji
De l’orgueil d’un fujet quel eft le digne prix ? J
Savez-vous qu’Azéma, la fille de vos maîtres, I
Ne doit unir fon fang qu’au fang de fes ancêtres ? I
Et que de Ninias époufe en fon berceau... j|
ARZACE. S:
Je fais que Ninias, Seigneur, eft au tombeau,
Que fon père avec lui mourut d’un coup funefte ; T
Il me fuflit.
ASSUR.
Hé bien, apprenez donc le refte.Sachez que de Ninus le droit m’eft affuré,
Qu’entre fon trône et moi je ne vois qu’un degré :Que la reine m’écoute, et fou vent facrifieA mes juftes confeils un fujet qui s’oublie ;
Et que tous vos refpects ne pourront effacerLes téméraires vœux qui m’ofaient offenfer.