ACTE SECOND.
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A K Z A C E.
Inftruit à refpecter le fang qui vous fit naître,
Sans redouter en vous l’autorité d’un maître,
Je fais ce qu’on vous doit, furtout en ces climats,Et je m’en fouviendrais, fi vous n’en parliez pas.
Vos aïeux, dont Bélus a fondé la noblefie,
Sont votre premier droit au cœur de la princeffe.
Vos intérêts préfens, le foin de l’avenir,
Le befoin de l’Etat, tout femble vous unir.
Moi, contre tant de droits, qu’il nie faut reconnaître,J’ofe en oppofer un qui les vaut tous peut-être:J’aime; et j’ajouterais, Seigneur, que mon fecoursA vengé fes malheurs, a défendu fes jours,
A foutenu ce trône où fon deftiii l’appelle,
Si j’ofais, comme vous, me vanter devant elle.
Je vais remplir fon ordre à mon zèle commis ;
Je n’en reçois que d’elle, et de Sémiramis.
L’Etat peut quelque jour être en votre puilfance ;
Le ciel donne fouvent des rois dans fa vengeance ;Mais il vous trompe au moins dans l’un de vos projets,Si vous comptez Arzace au rang de vos fujets.
A s S U K.
Tu combles la mefure, et tu cours à ta perte.
SCENE III.
A S S JJ R, AZEMA,
A S S U K.
Mad ame, fon audace eft: trop long-temps foufferte.Mais puis-je en liberté m’expliquer avec vous,
Sur un fujet plus noble et plus digne de nous ?
A a 4